EDF veut plus de partenaires pour le nucléaire britannique

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EDF VEUT PLUS DE PARTENAIRES POUR LE NUCLÉAIRE BRITANNIQUE
EDF VEUT PLUS DE PARTENAIRES POUR LE NUCLÉAIRE BRITANNIQUE

par Benjamin Mallet et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - EDF a fait savoir mardi qu'il souhaitait attirer de nouveaux partenaires pour investir dans le nucléaire britannique afin de limiter son endettement et de respecter ses objectifs en la matière.

L'électricien public français détient aujourd'hui 80% d'une coentreprise, également contrôlée à 20% par Centrica, qui envisage de construire, exploiter et démanteler jusqu'à quatre réacteurs nucléaires au Royaume-Uni.

"L'objectif d'EDF a toujours été et reste de contrôler les opérations, de contrôler le projet (...) et ceci ne nécessite pas obligatoirement que nous soyons à 80% dans ce projet", a déclaré Thomas Piquemal lors d'une conférence téléphonique.

"C'est la raison pour laquelle nous envisageons la possibilité d'ouvrir un petit peu plus le capital de ces projets en trouvant de nouveaux partenaires, nous réfléchissons aux meilleurs formes de financement et à la meilleure façon d'attirer de nouveaux partenaires", a-t-il ajouté.

L'endettement financier net d'EDF atteignait 39,7 milliards d'euros à fin juin, soit le plafond de 2,5 que le groupe s'est fixé en matière de ratio de dette sur résultat brut d'exploitation (Ebitda).

Thomas Piquemal a précisé que les efforts du groupe porteraient également sur ses coûts et qu'une révision à la baisse de l'enveloppe d'investissements nets, prévue en-deçà de 15 milliards d'euros en 2015, était "une possibilité".

EDF a également indiqué que, toujours pour limiter son endettement, il souhaitait faire des propositions au gouvernement en matière de financement des énergies renouvelables.

OBJECTIFS CONFIRMÉS

Celui-ci est aujourd'hui assuré par la contribution au service public de l'électricité (CSPE), que le groupe supporte seul et dont la hausse dans la facture des ménages n'a pas suivi celle de ses charges.

Le déficit cumulé de CSPE atteint ainsi 4,5 milliards d'euros dans les comptes d'EDF au 30 juin, contre 3,8 milliards à fin 2011.

L'électricien, détenu à 84,4% par l'Etat, a en outre publié des résultats semestriels en hausse, grâce notamment aux énergies renouvelables et à ses efforts en matière de coûts, et a confirmé l'ensemble de ses objectifs sur la période 2011-2015.

Il a ainsi redit viser pour cette période une croissance annuelle moyenne comprise entre 4% et 6% de son résultat brut d'exploitation (Ebitda), à périmètre et change constants, et dans une fourchette de 5% à 10% pour le résultat net courant.

Le groupe a enregistré au premier semestre un résultat net part du groupe de 2.768 millions d'euros (+4,6%), un résultat net courant de 2.945 millions (+10,3%), un Ebitda de 9.075 millions (+4,6% dont +3,3% en organique) et un chiffre d'affaires de 36.222 millions (+8,2%, +7,1% en organique).

EDF, qui reverra d'ici la fin de l'année 2012 sa trajectoire de coûts et d'investissements hors sûreté, confirme également que son dividende au titre de 2012 sera au moins stable par rapport à celui versé au titre de 2011.

Il revoit toutefois en baisse son objectif de production nucléaire en France pour 2012 à 415 térawatts/heure, contre une fourchette de 420 à 425 TWh précédemment.

Vers 9h40, l'action EDF avançait de 1,72% à 16,88 euros, affichant la deuxième plus forte hausse d'un CAC 40 en progression de 0,14%. Elle accuse toutefois une baisse de 10,2% depuis le début de l'année après -38,7% en 2011.

Edité par Cyril Altmeyer

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