EDF veut être un acteur clé du démantèlement à l'international

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    PARIS, 4 juillet (Reuters) - EDF  EDF.PA  veut s'appuyer sur 
son expérience en matière de déconstruction des centrales 
nucléaires françaises pour devenir un acteur majeur du 
démantèlement à l'international, ont déclaré lundi des 
responsables du groupe. 
    EDF démantèle actuellement neuf réacteurs en France dont un 
à eau pressurisé, la technologie qui équipe les 58 réacteurs en 
service dans le pays. 
    Soulignant que 110 réacteurs sont définitivement arrêtés 
dans le monde et qu'il dispose d'une équipe de 800 experts en 
charge de la déconstruction et des déchets, le groupe se dit en 
accord avec une estimation du marché mondial du démantèlement de 
l'ordre de 200 milliards d'euros sur une quinzaine d'années. 
    "La déconstruction constitue un marché important (et) des 
opportunités pour notre filière nucléaire, aussi bien en France 
qu'à l'étranger", a souligné Dominique Minière, directeur 
exécutif d'EDF en charge du parc nucléaire et thermique, lors 
d'une rencontre avec la presse. 
    EDF cible en priorité des opportunités en matière de 
maîtrise d'ouvrage et les activités les plus pointues qui 
pourraient constituer des goulets d'étranglement telles que la 
gestion des déchets issus de l'exploitation ou ceux, 
principalement métalliques, issus du démantèlement. 
    "En Europe, le marché devrait vraiment démarrer d'ici  
quelques années", a estimé Sylvain Granger, directeur des 
projets déconstruction et déchets d'EDF, en citant en 
particulier l'Allemagne. 
    Pour le seul parc français, EDF estime à près de 60 
milliards d'euros le coût de gestion à long terme des déchets 
radioactifs et de déconstruction des centrales. 
    Afin de faire face à ces dépenses, le groupe a comptabilisé 
23,6 milliards de provisions, à fin 2015, couvertes à 99,3% par 
un portefeuille d'actifs dédiés. 
    Le groupe fait valoir que ce portefeuille a enregistré une 
performance moyenne de 6,1% par an au cours des cinq dernières 
années, ce qui garantit selon lui la couverture des coûts à 
terminaison de ses futurs chantiers.  
    Sur la base des réacteurs déjà démantelés aux Etats-Unis, 
EDF estime à un peu plus de 400 millions d'euros le coût de 
démantèlement d'un réacteur à eau pressurisé de 900 mégawatts, 
hors effets de série issus de la déconstruction de plusieurs 
réacteurs sur un même site. 
    Le premier démantèlement complet d'un réacteur nucléaire en 
France devrait être celui de Chooz A (Ardennes), arrêté en 1991, 
dont la finalisation est prévue pour 2022. 
 
 (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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