EDF-Pas de dispense à l'obligation de revente d'électricité

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 (Actualisé avec précisions, contexte) 
    PARIS, 25 octobre (Reuters) - EDF  EDF.PA  ne sera pas 
temporairement dispensé de revendre une partie de son 
électricité nucléaire à ses concurrents, comme l'énergéticien en 
avait fait la demande, a annoncé mardi le ministère de 
l'Environnement et de l'Energie. 
    Pour éviter des effets spéculatifs sur le marché de gros de 
l'électricité en raison de l'indisponibilité de plusieurs de ses 
réacteurs nucléaires, EDF avait demandé vendredi au gouvernement 
de prendre toutes les mesures nécessaires pouvant aller jusqu'à 
la suspension de son obligation de revendre une partie de son 
électricité nucléaire à ses concurrents. 
    L'Accès Régulé à l'Electricité Nucléaire Historique (ARENH) 
permet depuis 2010 aux opérateurs alternatifs qui le souhaitent 
d'acheter des volumes d'électricité à EDF à un prix garanti de 
42 euros par mégawattheure. 
    "Le gouvernement ne prévoit pas de suspendre l'ARENH au 
regard des circonstances actuelles", souligne le ministère dans 
un communiqué, ajoutant que " des réponses rapides, efficaces et 
proportionnées seront apportées pour répondre au risque de 
comportements spéculatifs". 
     
    LA CRE VA PROPOSER DES MESURES POUR LIMITER LA SPÉCULATION 
    EDF n'a fait aucun commentaire sur le sujet. 
    Les opérateurs alternatifs ont délaissé le système au cours 
des derniers trimestres, préférant s'approvisionner sur des 
marchés de gros aux prix inférieurs. Aucune commande n'a été 
enregistrée pour le premier semestre 2016. 
    Mais la donne est en passe de changer avec la remontée des 
prix alimentée par un nombre plus élevé que la normale de 
fermeture de réacteurs nucléaires d'EDF, ce qui génère des 
inquiétudes sur un possible risque de pénuries en période de 
forte demande. 
    Le ministère estime qu'une suspension pure et simple de 
l'ARENH aurait pu mettre en difficultés certains fournisseurs 
alternatifs et précise que la Commission de Régulation de 
l'Energie (CRE) proposera d'ici le 16 novembre aux acteurs une 
première mesure afin de limiter la spéculation. 
    L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé le 18 octobre 
dernier à EDF de procéder à l'arrêt de cinq réacteurs nucléaires 
supplémentaires pour procéder à des contrôles.   
    Les analyses exigées par l'autorité concernent des fonds de 
générateurs de vapeur fabriqués dans l'usine du Creusot d'Areva 
 AREVA.PA  et par la société japonaise JCFC. 
    Au total, 18 réacteurs sont concernés par ces contrôles : 
six d'entre eux ont déjà été autorisés à redémarrer et sept sont 
à l'arrêt. Les périodes d'arrêt des cinq nouveaux réacteurs 
(Tricastin 2 et 4, Fessenheim 1 et Gravelines 4) s'échelonneront 
sur une période comprise entre le 10 décembre et le 15 janvier 
prochains. 
    Le groupe a toutefois confirmé à nouveau ses objectifs de 
production nucléaire (380-390 térawattheure en 2016 et 390-400 
TWh en 2017). 
 
 (Jean-Michel Bélot, Bate Felix et Emmanuel Jarry, édité par 
Matthieu Protard) 
 

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