EDF n'est pas demandeur d'une évolution du capital de RTE

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EDF PAS DEMANDEUR D'UNE ÉVOLUTION DU CAPITAL DE RTE
EDF PAS DEMANDEUR D'UNE ÉVOLUTION DU CAPITAL DE RTE

PARIS (Reuters) - EDF n'est pas demandeur d'une évolution du capital de sa filiale RTE, l'opérateur du réseau de transport d'électricité français, a déclaré vendredi son directeur financier, Thomas Piquemal.

Des sources bancaires avaient déclaré à Reuters en septembre qu'EDF était en train de sonder discrètement les banquiers en vue d'ouvrir le capital de RTE pour l'aider à financer ses investissements et à réduire sa dette.

"C'est un investissement qui est financier pour nous et qui est une très belle infrastructure. Maintenant est-ce qu'il y a une évolution possible sur cette participation? Nous ne sommes pas demandeurs, c'est au RTE de définir sa stratégie et on analysera tout ça en fonction de (cette) stratégie", a déclaré Thomas Piquemal à des journalistes en marge du salon Actionaria.

Le directeur financier d'EDF avait déclaré à Reuters, en septembre, que le groupe n'avait "aucune pression pour céder des actifs" et soutenait le développement de RTE.

EDF étant détenu à 84,4% par l'Etat, une ouverture du capital de RTE -dont la valeur d'entreprise atteint près de 12 milliards d'euros en incluant 6,9 milliards de dettes à fin 2012- ne pourrait en tout état de cause pas avoir lieu sans l'aval de l'exécutif.

Bien qu'elle soit une filiale à 100% d'EDF, RTE est autonome en matière de gouvernance, d'investissements et de stratégie, conformément à la réglementation européenne.

L'ouverture du capital de la société, un serpent de mer depuis plusieurs années, avait été démentie en mars par le gouvernement.

Benjamin Mallet avec la contribution de Noëlle Mennella, édité par Jean-Michel Bélot

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