EDF-Mailly (FO) réclame un délai de trois ans sur Hinkley Point

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    PARIS, 24 avril (Reuters) - Le secrétaire général de Force 
Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé dimanche qu'un délai 
d'"au moins trois ans" était nécessaire à EDF pour s'engager 
dans le projet nucléaire britannique d'Hinkley Point et 
qu'Emmanuel Macron était "trop pressé" en annonçant une décision 
en septembre. 
    Interrogé sur France 3, il a estimé que l'apport par l'Etat 
de trois milliards d'euros à l'électricien annoncé à la veille 
du week-end   était "une bonne nouvelle" mais que 
"tout n'est pas réglé" pour autant pour le groupe public. 
    "Il y a le problème Hinkley Point en Angleterre qui n'est 
toujours pas réglé; il y a 51 milliards qu'il faudra trouver 
pour le parc nucléaire français, donc ce n'est pas encore 
gagné", a-t-il dit. 
    Quant à la cession d'une partie du capital de la filiale 
RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, Jean-Claude 
Mailly y voit une "première fracture que l'on ferait, qui 
pourrait en signaler d'autres". 
    "C'est un risque de début de démantèlement" d'EDF, a-t-il 
indiqué. 
    Evoquant le projet de construction de deux réacteurs de type 
EPR à Hinkley Point, le numéro un de FO a estimé qu'annoncer une 
décision en septembre comme l'a déclaré le ministre de 
l'Economie Emmanuel Macron   était prématuré. C'est 
"beaucoup trop tôt", a-t-il dit, au vu des risques financiers,  
l'investissement étant de 23 milliards d'euros, et techniques. 
    "Il faut se donner au moins trois ans et pas trois mois", a 
dit le dirigeant syndical. "Il est trop pressé Emmanuel Macron 
sur ce dossier, il devrait faire attention car ça peut être pire 
que tout si ça flanche, si ça ne marche pas". 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Danielle Rouquié) 
 

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  • best01 il y a 7 mois

    depuis quant les syndicats décide de l'avenir d'une entreprise

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