EDF-Le démarrage des éoliennes en mer françaises retardé d'un an

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    PARIS, 22 novembre (Reuters) - Les mises en service des 
trois premiers parcs français d'éoliennes en mer construits par 
EDF  EDF.PA  seront retardées d'un an en raison de recours 
déposés l'été dernier devant la cour administrative d'appel de 
Nantes, a estimé mardi l'électricien public. 
    Béatrice Buffon, responsable des "Energies marines 
renouvelables" d'EDF Energies nouvelles, a précisé lors d'une 
rencontre avec la presse que ces mises en service étaient 
désormais programmées pour 2021-2022, au lieu de 2020-2021 prévu 
précédemment. 
    La cour administrative d'appel de Nantes a un an au maximum 
pour se prononcer sur les recours et sa décision doit donc 
intervenir "avant l'été 2017", a-t-elle ajouté.     
    "Ça nous permettrait une première décision d'investissement 
fin 2017 ou début 2018", a souligné Béatrice Buffon, précisant 
que trois à quatre ans de construction seraient ensuite 
nécessaires.  
    EDF a été retenu en 2012 pour construire les trois parcs 
d'éoliennes en mer de Fécamp (Seine-Maritime), 
Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire 
(Loire-Atlantique), d'une puissance cumulée d'environ 1.400 
mégawatts (MW), aujourd'hui concernés par des recours. 
    En mai, le groupe avait annoncé un partenariat avec le 
canadien Enbridge  ENB.TO  qui remplaçait un précédent accord 
avec le danois Dong Energy pour développer, construire et 
exploiter ces trois parcs, qui représentent ensemble 6 milliards 
d'euros d'investissements dont moins de la moitié pour EDF. 
  
    Antoine Cahuzac, directeur exécutif d'EDF en charge du pôle 
énergies renouvelables, a pour sa part rappelé mardi que le 
groupe souhaitait mettre en service 5 à 6 gigawatts (GW) 
supplémentaires de capacités de production d'électricité 
d'origine renouvelable en France à l'horizon 2030, un objectif 
qui implique des investissements de l'ordre de 5 à 6 milliards 
d'euros. 
    Globalement, EDF veut quasiment doubler d'ici 2030 ses 
capacités en matière d'énergies renouvelables pour les porter de 
28 GW à plus de 50 GW. 
    Le groupe ciblera en priorité les zones où il existe des 
besoins de nouveaux moyens de production, telles que l'Amérique 
latine, la Chine, l'Inde ou l'Afrique subsaharienne, a indiqué 
Antoine Cahuzac. 
    "Nous avons des débuts de discussions avec quelques 
partenaires chinois pour savoir si on se lance dans l'éolien 
offshore en Chine", a-t-il également dit. 
 
 (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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