EDF-L'ex directeur financier voulait reporter H. Point de 3 ans

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    PARIS, 4 mai (Reuters) - L'ex directeur financier d'EDF 
 EDF.PA  Thomas Piquemal a expliqué mercredi sa démission par 
son souhait de reporter de trois ans l'EPR britannique d'Hinkley 
Point qui, avec d'autres scénarios permettant selon lui de 
lancer le projet, n'a pas été retenu par la direction du groupe. 
    Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, a pour sa part redit fin 
avril qu'un décalage de plusieurs années du projet - dont 
Emmanuel Macron estime qu'il pourra être confirmé en septembre - 
le remettrait en cause dans son ensemble.    
    Thomas Piquemal a expliqué que les changements survenus 
depuis 2013 dans le projet, notamment le conditionnement de la 
garantie du Trésor britannique au démarrage de l'EPR de 
Flamanville (Manche) et la décision de consolider 
l'investissement dans le bilan d'EDF, l'ont conduit début 2015 à 
proposer un report d'Hinkley Point. 
    "Dès le mois de janvier 2015, je propose au PDG d'EDF (...) 
d'étudier une (...) voie qui consisterait à négocier un délai de 
trois ans avec notre client, parce que je vois bien que ce n'est 
plus le même projet (et) que le poids sur le bilan d'EDF sera 
beaucoup trop significatif", a-t-il dit lors d'une audition en 
commission à l'Assemblée nationale. 
    "L'entreprise a fait le choix de ne pas étudier ce 
scénario-là", a-t-il ajouté, soulignant que, dans le même temps, 
"tout est allé dans le mauvais sens" en 2015, avec les nouveaux 
retards de l'EPR de Flamanville, les défauts détectés sur sa 
cuve, les difficultés d'Areva  AREVA.PA  et surtout 
l'effondrement des prix de l'électricité. 
    Thomas Piquemal a aussi dit avoir proposé en vain la 
création d'une société d'investissement française qui aurait 
pris 10% d'Hinkley Point, ainsi qu'un "renforcement significatif 
des fonds propres" d'EDF qui ne correspondait pas au calendrier 
souhaité par Jean-Bernard Lévy. 
    "Il m'est apparu que, fin février, je n'arriverais plus à 
obtenir le report", a précisé l'ex directeur financier d'EDF, 
qui dit avoir présenté sa démission le 1er mars "en désespoir de 
cause". 
    "Je ne peux (alors) pas considérer que je cautionne une 
décision qui pourrait amener un jour EDF à se trouver dans la 
situation d'Areva, où il faut envisager une recapitalisation 
lorsque l'entreprise est à quelques mois de la cessation de 
paiement." 
    Hinkley Point "présente un risque de construction majeur" et 
serait venu s'ajouter aux autres EPR actuellement construits par 
EDF, a également souligné Thomas Piquemal. 
    "Rajouter un projet supplémentaire me semblait impossible 
(...). Qui parierait 60 à 70% de son patrimoine sur une 
technologie dont on ne sait toujours pas si elle fonctionne 
alors que ça fait dix ans qu'on essaie de la construire ?" 
    Les syndicats souhaitent pour leur part que la décision 
d'investissement d'EDF dans la construction de deux réacteurs 
EPR à Hinkley Point, un projet de 18 milliards de livres 
sterling (23 milliards d'euros environ) dont le groupe détient 
66,5%, soit reportée au-delà de 2016, voire de trois ans. 
    EDF a annoncé le 22 avril une série de mesures pour 
renforcer sa structure financière, dont une augmentation de 
capital de quatre milliards d'euros à laquelle l'Etat 
participera à hauteur de trois milliards et un plan de cessions 
d'environ 10 milliards à l'horizon 2020.   
 
 (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • boudet il y a 11 mois

    Tout cela ne veut en aucun cas dire que l'ex directeur financier avait raison.

  • M9305208 il y a 11 mois

    Thomas p. Est courageux et droit dans sa démarche