EDF investira 2-2,5 mds/an pour croître dans les renouvelables

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    * EDF veut doubler ses capacités renouvelables d'ici 2030 
    * Le groupe vise en priorité l'international 
    * Il veut aussi protéger ses concessions hydrauliques en 
France 
 
 (Actualisé avec précisions) 
    PARIS, 26 novembre (Reuters) - EDF  EDF.PA  investira 2 à 
2,5 milliards d'euros par an pour atteindre ses objectifs de 
développement en matière d'énergies renouvelables, a déclaré 
jeudi Antoine Cahuzac, directeur exécutif du groupe en charge du 
secteur. 
    L'électricien public français veut quasiment doubler d'ici 
2030 ses capacités en matière d'énergies renouvelables pour les 
porter à plus de 50 gigawatts (GW) contre 28 GW actuellement. 
    L'hydraulique représentait à lui seul 22 GW des capacités 
nettes installées d'EDF au 30 juin, loin devant l'éolien (4,4 
GW) et le photovoltaïque (0,5 GW), mais aussi loin derrière le 
nucléaire (72,9 GW). 
    "Un quart de l'accroissement des capacités sera à 
l'international dans l'hydraulique et le reste viendra de 
l'éolien puis du photovoltaïque", a précisé Antoine Cahuzac lors 
d'une rencontre avec la presse. 
    Le dirigeant a ajouté qu'EDF devrait exploiter un maximum de 
5 GW de capacités renouvelables supplémentaires en France à 
l'horizon 2030 et que le groupe souhaitait surtout se renforcer 
à l'international, notamment en Asie, en Amérique latine, au 
Moyen-Orient et en Afrique du Nord. 
    EDF, qui entend se développer à travers des partenariats 
financiers, technologiques ou locaux, fait valoir que la 
compétitivité des énergies renouvelables s'est largement 
améliorée ces dernières années. 
    Il prévoit des coûts de production de 70 à 80 euros par 
mégawatt/heure (MWh) dans le cadre de l'appel d'offres en cours 
pour des projets photovoltaïques en France, soit trois ou quatre 
fois moins qu'il y a cinq ans, et souligne que, pour l'éolien 
terrestre, ces coûts dépassent légèrement 40 euros par MWh dans 
les zones les plus favorables à l'échelle mondiale. 
    "Quand on regarde les courbes de progression annoncées par 
les fabricants (...), on attend dans les quelques années qui 
viennent au minimum 10% (de baisse de coûts) sur l'éolien et au 
minimum 15 à 20% sur le photovoltaïque", a indiqué Antoine 
Cahuzac.      
    A titre de comparaison EDF a estimé ces dernières années que 
son coût complet de production d'électricité d'origine nucléaire 
s'établissait à 55 euros par MWh.           
    Le groupe veut en outre faire "le maximum" pour conserver 
les concessions hydroélectriques qu'il exploite aujourd'hui en 
France et estime que l'hypothèse de voir Bruxelles lui demander 
de ne pas être candidat à des appels d'offres pour renouveler 
ces concessions "ne paraît pas envisageable".  ID:nL8N12Z3EI  
    Antoine Cahuzac a également souligné que le financement des 
projets d'énergies renouvelables était aujourd'hui assuré à 75% 
par de la dette et à 25% par des fonds propres mais que, compte 
tenu de l'appétit des investisseurs pour ce type d'actifs, la 
part de la dette devrait augmenter. 
 
 (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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