EDF-Hinkley Point représente un risque "raisonnable"-rapport

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    PARIS, 13 juillet (Reuters) - Le risque financier lié au 
projet d'EDF  EDF.PA  de construire deux réacteurs nucléaires de 
type EPR en Angleterre à Hinkley Point peut être porté par le 
groupe "de manière raisonnable", selon un rapport parlementaire 
publié mercredi. 
    EDF a clos début juillet la consultation de son comité 
central d'entreprise sur ce projet controversé de 18 milliards 
de livres (21 milliards d'euros environ), pour lequel le groupe 
estime être désormais arrivé au stade de la décision finale 
d'investissement.   
    Dans un rapport d'information de la commission des finances 
de l'Assemblée nationale, les députés Marc Goua (PS) et Hervé 
Mariton (LR) estiment que, compte tenu notamment de la 
recapitalisation du groupe envisagée par l'État et de 
l'importance de son plan de cessions, "le risque financier peut 
aujourd'hui être porté par EDF de manière raisonnable". 
    Evoquant une décision d'investissement qui devrait 
"théoriquement" intervenir courant septembre, ils estiment que 
le projet Hinkley Point "est sans doute la dernière occasion 
pour EDF de restaurer la notoriété de l'industrie française 
nucléaire à l'international et gagner de nouvelles parts de 
marché sur un marché fortement concurrentiel". 
    Les rapporteurs, qui se disent "confiants quant à la 
réalisation de cet investissement majeur", s'interrogent 
toutefois sur les conséquences de la sortie de l'Union 
européenne du Royaume-Uni tout en soulignant que, selon EDF, le 
vote ne modifie pas les éléments fondamentaux du projet. 
    Evoquant la réorganisation en cours de la filière nucléaire 
française, qui doit en particulier se traduire par la vente de 
l'activité réacteurs (NP) d'Areva à EDF en 2017, le rapport 
pointe cependant les risques liés au différend qui oppose Areva 
à son client TVO au sujet du réacteur EPR en cours de 
construction en Finlande (OL3). 
    Areva avait indiqué mi-juin que, dans le cas où TVO 
refuserait le transfert du contrat OL3 à la structure Areva SA  
- un schéma privilégié par le groupe -, une solution plus 
complexe consisterait à isoler ce contrat avant de céder 
l'activité réacteurs à EDF.   
    "Le transfert d'Areva NP pourrait (...) être retardé de 18 à 
24 mois, repoussant d'autant la réalisation de la cession vers 
EDF, ainsi que l'apport de liquidités pour  Areva ", estiment 
les députés, évoquant une situation "particulièrement 
préoccupante compte tenu des besoins de financement à très court 
terme de l'entreprise". 
    Les rapporteurs jugent en conséquence essentiel d'assurer la 
réalisation effective des augmentations de capital d'Areva "le 
plus tôt possible", sans attendre la cession d'Areva NP à EDF. 
    Concernant le cadre réglementaire français, Marc Goua et 
Hervé Mariton jugent que l'Etat doit "respecter ses engagements 
dans le temps concernant l'évolution des tarifs réglementés 
(...) tout en envisageant de nouveaux dispositifs conformes aux 
exigences d'investissements de long terme du secteur". 
    Ils appellent notamment le gouvernement à publier "dans les 
meilleurs délais" une programmation pluriannuelle de l'énergie 
comprenant "des lignes directrices pour le secteur nucléaire 
pour la période 2016 à 2025". 
    Evoquant Fessenheim (Haut-Rhin), les rapporteurs plaident en 
outre en faveur d'une indemnisation de la fermeture de centrales 
nucléaires dont le montant résulterait d'un "calcul financier 
objectivable".    
 
 (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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