EDF-Hinkley Point pourra être confirmé en septembre-Macron

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 (Actualisé avec citations § 10-12) 
    PARIS, 24 avril (Reuters) - Emmanuel Macron exclut un report 
de plusieurs années du projet d'Hinkley Point, comme le 
réclament les syndicats d'EDF  EDF.PA , et assure dans une 
interview au Journal du Dimanche que cet investissement pourra 
être confirmé en septembre. 
    "Le président de la République a confirmé l'engagement de la 
France. La décision finale d'investissement pourra être 
confirmée en septembre prochain", déclare le ministre de 
l'Economie au sujet du projet coûteux d'EPR britannique. 
    "Comme je l'ai dit aux syndicats, il y a trois préalables à 
la décision finale. D'abord, assurer la trajectoire financière 
d'EDF, ce que le Premier ministre vient d'acter. Ensuite, 
décider en bonne gouvernance, par la consultation des salariés. 
Enfin, prendre les mesures nécessaires à la maîtrise 
opérationnelle de ce projet majeur", précise-t-il.     
    A la question de savoir s'il fallait ou non repousser de 
quelques années ce projet qui a exacerbé les tensions au sein 
d'EDF, Emmanuel Macron répond au JDD: "Non, car il faudrait 
renégocier l'ensemble des contrats. Et le nouveau modèle de 
réacteur ne sera pas opérationnel avant 2030."  
    "Les Britanniques ne peuvent pas attendre, sinon ils 
choisiront nos concurrents", insiste-t-il. 
    EDF, contrôlé à près de 85% par l'Etat français, a annoncé 
vendredi qu'il reportait sa décision d'investir dans la 
construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley 
Point, le temps de consulter les syndicats.   
    Le groupe a parallèlement annoncé une série de mesures pour 
renforcer sa structure financière, dont une augmentation de 
capital de quatre milliards d'euros à laquelle l'Etat 
participera à hauteur de trois milliards. 
    Le ministre indique à ce propos que l'Etat prévoit d'autres 
cessions dans son portefeuille de participations.  
    "L'État dispose de participations qui ont un caractère plus 
ou moins stratégique. Nous venons de lancer les privatisations 
des aéroports de Nice et Lyon. Il y aura d'autres opérations et 
les recettes seront utilisées pour le désendettement de l'État 
et pour nos investissements", dit-il. 
    Emmanuel Macron note par ailleurs que la France dispose 
d'une plus-value potentielle de plusieurs centaines de millions 
d'euros grâce à son entrée au capital de PSA Peugeot Citroën 
 PEUP.PA  au début 2014 lors du renflouement financier du groupe 
automobile. L'État français avait alors investi 800 millions 
d'euros pour acquérir 14% du capital. 
    "Je constate que l'État a réalisé une très belle opération 
industrielle et financière sur PSA. Nous avons permis le 
redressement du constructeur et nous sommes en plus-value de 
plusieurs centaines millions d'euros sur notre participation de 
14%", dit le ministre. 
    Alors que le JDD remarque que l'Etat, actionnaire principal 
d'Orange  ORAN.PA , a refusé de descendre au capital de 
l'opérateur télécoms historique lors des récentes discussions 
sur Bouygues Telecom, Emmanuel Macron met en avant le caractère 
stratégique de l'entreprise et la défense des intérêts de l'Etat 
: "Sur Orange, nous avons une préoccupation patrimoniale comme 
actionnaire et sectorielle comme régulateur pour 
l'investissement dans les infrastructures télécoms". 
 
 (Dominique Rodriguez, édité par Simon Carraud) 
 

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