EDF dément avoir demandé une indemnité à l?Etat pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

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Prévue pour fin 2016, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) suppose un coût financier et une logistique considérables.
Prévue pour fin 2016, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) suppose un coût financier et une logistique considérables.

Emanant de nos confrères du Journal du Dimanche (JDD), l'information a été démentie par l'électricien en début de semaine.



C'est officiel depuis vendredi, à la grande joie des écologistes et des associations de protection de l'environnement, mobilisés sur ce dossier depuis de longues années : doyenne du parc nucléaire français, mise en service en 1978, la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) sera fermée fin 2016, conformément à ce qu'avait indiqué (mais sans préciser de date) François Hollande lors de la campagne présidentielle. Cette fermeture n'empêchera cependant pas d'importants travaux de « remises à niveau » sécuritaires dont le coût total a été chiffré à quelque cent cinquante millions d'euros.



L'arrêt et le démantèlement de la centrale de Fessenheim coûteront cher


Un investissement à pure perte et qui a suscité l'ire de certains, fondés à se demander s'il n'est pas possible d'interrompre les activités de l'unité haut-rhinoise plus tôt que prévu et ainsi d'accélérer le déploiement de l'énergie durable dans la région pour compenser en partie la perte de production énergétique. De son côté, l'exploitant EDF a sorti la calculatrice.


Il a aussi réfuté les allégations du JDD selon lequel il aurait demandé à l'Etat deux milliards d'euros pour la fermeture du site alsacien et la compensation du « manque à gagner de deux cents millions d'euros de marges par an sur dix années » d'exploitation. L'interruption à venir des activités de la centrale de Fessenheim n'en constitue pas moins un sérieux manque à gagner pour le groupe, sachant que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « gendarme de l'atome » dans l'Hexagone, s'était prononcée en juillet 2011 pour la prolongation de la durée de vie du réacteur numéro un et qu'il avait élaboré sa stratégie en fonction de ce scénario.


Aussi est-il tout sauf certain qu'il n'obtienne pas, au bout du compte, un solide dédommagement?


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