Eder, une énigme portugaise

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Eder, une énigme portugaise
Eder, une énigme portugaise

Meilleure blague de la Coupe du monde au Brésil, Eder est toujours là et ça ne fait plus vraiment rire les Portugais. Auteur d'un but en 19 sélections, la nouvelle recrue de Swansea fait plus que perpétuer la tradition des numéros 9 boulets de la Seleção : il la sublime à sa façon.

Ce lundi, le Portugal peut valider son billet pour une phase finale sans passer par les barrages pour la première fois depuis 2008. De quoi déboucher quelques caisses de vinho verde. Mais avant, la route de l'Euro en France passe par Tirana et une victoire contre des Albanais tombeurs de la Seleçao au match aller (1-0), ce qui avait entraîné la chute de Paulo Bento. Appelé à reprendre les choses en mains, Fernando Santos a aligné depuis quatre victoires en quatre matchs, toujours par un but d'écart et avec le plus souvent Cristiano Ronaldo dans le rôle du sauveur. Auteur de cinq des sept buts de sa sélection (Ricardo Carvalho et Fábio Coentrão ont apporté leur contribution face à la Serbie), le Madrilène tient à bout d'abdominaux l'attaque portugaise. Dans le 4-4-2 de Santos, CR7 a supporté comme colocataire un Nani branché sur courant très alternatif, cette imposture de Danny ou un Hélder Postiga pas encore parti à la recherche d'un meilleur karma en Inde. Vendredi, lors de la défaite face aux Bleus, il a retrouvé son flirt de l'été dernier au Brésil. Indice en bas de votre écran : il est grand, plein de bonne volonté, mais n'arrive jamais à attraper cet objet sphérique qu'on appelle ballon Hugo Almeida ? Pas loin. Rajoutez-lui des tresses et vous obtenez Eder.

Avec la disparation de l'avion du MH370, la partie de cache-cache de Xavier Dupont de Ligonnès ou le succès de Kenji Girac, la carrière internationale Éderzito António Macedo Lopes reste l'un des plus grands mystères de notre époque. Pourquoi ? Comment ? Depuis bientôt trois ans, tout un pays se pose la question et cherche à savoir ce qu'il a fait de mal pour endurer une telle punition. L'actuelle doublure de Bafé Gomis à Swansea est ce que les entraîneurs aiment appeler "un attaquant qui pèse sur la défense". Une périphrase pour évoquer un 9 qui marque peu et ne sait pas trop quoi faire de ses pieds. Alors à raison de 909 minutes et 19 sélections, le natif de Guinée-Bissau trimbale son 1,90m maladroit et sa vaillance touchante.

Le Bez portugais


Sauf que les chiffres sont têtus – un petit but en amical contre l'Italie –, et la vérité du terrain encore plus. L'ancien du Sporting Braga ne pratique pas le même sport que ses camarades. Contre la France, on a encore vu ses coéquipiers hésiter à deux fois avant de lui confier un ballon. La peur de ne jamais le revoir sans doute. Au Brésil, le garçon a gagné…




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