Eder, il s'appelle Eder...

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Eder, il s'appelle Eder...
Eder, il s'appelle Eder...

Il était l'un des symboles d'un ventre mou de Ligue 1 sans style, sans génie. Mais c'est bien lui qui a volé la vedette à Ronaldo et Griezmann en finale de l'Euro 2016. Pour être depuis accueilli par des sifflets qu'il ne mérite pas dans tous les stades de France ou presque. Eder ne mérite pas l'antipathie qu'il inspire aujourd'hui aux différents publics de l'Hexagone, alors on lui a écrit une petite lettre pour le soutenir. Même si nous aussi, il nous a fait souffrir.

Cher Ederzito,

Nous pensons qu'il est temps de t'écrire, et nous t'avouons que ton but sur penalty ce week-end nous a un peu aidés. Depuis le 10 juillet, nous redoutions de te revoir célébrer, de repenser à cette joie bestiale de tout le banc portugais, de subir à nouveau les théories de nos quelques amis lusitaniens excavant l'injustice réparée de 2000, la mémoire d'Abel Xavier réhabilitée ou encore la vérité concernant la supériorité de Figo sur Zidane. Enfin bref, nous nous perdons dans nos souvenirs...

Ce penalty contre Nancy, en réalité, on souhaitait que tu le mettes. Et cela n'a rien de personnel contre Pablo Correa... Certes, tu nous as fait très mal il y a plus de deux mois. On t'en a voulu, mais peut-être pas autant qu'à nous-mêmes quand on se foutait de ta gueule et qu'on était persuadés qu'avec ta dégaine de Bafé Gomis du pauvre, tu étais notre garantie victoire en finale. "Putain, ils mettent Eder, c'est bon..." Autant dire que quand tu as pris le ballon, bouffé nos deux centraux et envoyé une mine au ras du poteau du pauvre Hugo, nous étions sur le cul. On repense encore à la vidéo de Super Victor sur l'écran géant du Stade de France, en train de célébrer ton but. Une torture... Ton but, c'était un coup de poing dans le ventre, pire, un coup de genou dans les couilles.

Toi, l'attaquant lambda de Ligue 1, pas assez bon pour Swansea, pas assez non plus pour quitter Lille. Toi l'avant-centre sans finesse, sans précision, avec seulement de bonnes intentions... Et puis tu t'es excusé publiquement. Est-ce qu'on se serait excusé ? Est-ce que ceux qui te sifflent aujourd'hui sur les terrains français se seraient excusés ? Petit à petit, on a commencé à comprendre : tu as fait ton devoir, mais cela t'a obligé à briser notre rêve. Tu n'as pas battu la France, tu as fait gagner le Portugal. Désormais, alors que Ronaldo et consorts capitalisent sur ce triomphe européen, toi, tu assures courageusement le service après vente. Dignement.

Honnêtement, on ne sait pas ce qu'on gardera le plus longtemps en mémoire : ta réalisation au Stade de France, ou ton dernier grand geste technique à Villeneuse d'Ascq contre Toulouse. La même prise de balle, la même manière de repiquer dans l'axe, le même regard de tigre, et puis finalement une glissade et ta frappe qui file jusqu'au poteau de corner. C'est là que nous avons compris. Nous t'avions…








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