Edenred conforte ses objectifs 2016 grâce aux pays émergents

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par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Edenred a de nouveau pu compter en 2012 sur les pays émergents, Brésil en tête, et l'ancienne branche de services prépayés du groupe Accor est confiante dans la réalisation des objectifs de croissance qu'elle s'est fixés à l'horizon 2016.

L'an dernier, elle a déjà réalisé ce qu'elle avait promis puisqu'à 367 millions d'euros son résultat d'exploitation s'inscrit dans la fourchette de 355 à 375 millions qu'elle avait annoncée au marché.

D'ici à 2016, l'inventeur du ticket-restaurant confirme que son volume d'émission devrait croître entre 6% et 14% par an. En 2012, cet indicateur clé de son secteur s'est apprécié de 10,1% à données comparables pour atteindre 16,66 milliards d'euros.

Edenred, qui se compare au niveau européen aux groupes de restauration collective Sodexo et Compass, ainsi qu'aux américains Mastercard et Visa, propose des services prépayés comme des tickets-restaurant de même que des cartes et assurances prépayées destinées aux salariés.

Lundi, Edenred a prévenu que la dévaluation du bolivar vénézuélien aurait un impact sur ses résultats 2013, amputant de 1,3% son chiffre d'affaires, de 2,4% son résultat d'exploitation courant et de 1,5% son résultat courant après impôts.

Lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, Jacques Stern, président-directeur général d'Edenred, a relativisé cette information. "On se situe dans des magnitudes que le groupe peut digérer", a-t-il déclaré.

L'EUROPE DE L'EST ET L'ASIE

Evoquant l'expansion géographique du groupe, Jacques Stern a confirmé l'objectif d'Edenred de s'implanter dans trois à cinq pays supplémentaires d'ici à 2016, alors que l'entreprise vient de s'implanter en Colombie.

L'Amérique latine se trouvant ainsi "totalement couverte (...) les territoires d'ouverture vont maintenant plutôt se situer à l'est de l'Europe et en Asie-Pacifique", a ajouté le PDG.

Il a répété qu'Edenred avait une politique d'acquisitions ciblées visant à accélérer sa croissance.

"Sur des marchés qui sont pour nous des marchés en croissance, en particulier dans les pays émergents, on continuera cette politique d'acquisitions ciblées", a poursuivi le PDG.

Il a notamment souligné le potentiel du marché brésilien où Edenred a acquis en décembre la société Repom.

Dans la foulée, Jacques Stern a observé qu'Edenred avait les moyens financiers de ses ambitions puisque sa position nette de trésorerie se situait à 85 millions d'euros à fin 2012 et que ses lignes de crédit non utilisés dépassaient les 700 millions d'euros.

En Bourse, l'action Edenred prenait 1,8% à 24,36 euros à 9h55, faisant ressortir une capitalisation boursière de 5,5 milliards d'euros. L'an dernier, elle a bondi de 22,5% à comparer à un gain de 15,90% pour le SBF 120

Edité par Dominique Rodriguez

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