Eddie Piller : "Je me souviens bien d'Amara Simba"

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Eddie Piller : "Je me souviens bien d'Amara Simba"
Eddie Piller : "Je me souviens bien d'Amara Simba"

Eddie Piller est une figure de la scène mod anglaise dont il est en quelque sorte le DJ officieux et la mémoire vivante à l'heure d'internet. Il a aussi été l'un des acteurs de la scène acid jazz (James Taylor Quartet, The Brand New Heavies ou Galliano, ) à la fin des années 80. Amateur de distinction et d'esthétisme, il est aussi un fidèle supporter de Leyton Orient.

Quel est votre rapport au football ? Vous y avez joué ? Bien sûr, comme gardien de but pour l'équipe de mon école d'abord, et après chez les vétérans. Toutefois, je ne me suis jamais révélé particulièrement bon et, pour être honnête, je préférais m'adonner au cricket, un sport dans lequel j'excellais davantage.
Pourtant, aujourd'hui, en tant que fan de Leyton Orient, au regard de votre carrière artistique, cela semble coller parfaitement à votre amour pour les 45 tours de Northern Soul ? Oh oui ! C'est exactement cela. J'ai une passion pour ce qui s'avère rare et inhabituel et c'est pareil pour mon équipe de foot. Je suis issu d'une grande famille de Hammers. Mon père était un bon ami de Booby Moore et Geoffrey Hurst. C'est donc peu dire qu'il ne fut pas du tout enchanté quand je lui ai annoncé que je voulais désormais supporter " The Orient ".
Il existe d'autres clubs à ce niveau, pourquoi justement The O's ? Orient avait un duo de brillants joueurs noirs quand j'étais jeune : Laurie Cunningham and John Chedozie. Et je me suis d'abord intéressé à ce club à cause d'eux. Je me suis rendu plusieurs fois au stade en grandissant, et j'ai beaucoup aimé l'atmosphère. À West Ham, au début des années 1980, l'ambiance est vraiment devenue très violente. Plus trop à cause des skinheads, plutôt des casuals, et je n'appréciais pas trop cette évolution. Cela dit, je suis aussi pote avec Cass Pennant et je suis allé souvent avec lui, et aussi Grant Fleming, à Upton Park. Ils pensaient tous les deux qu'ils pouvaient me persuader de revenir supporter West Ham. Je ne voulais pas. Mon équipe reste the O's !!!? ?
Comment conseiller les modernistes à travers l'Europe ? En Italie, ce serait l'AS Roma ? Et en France ? Ah, le football reste quelque chose de très personnel, comme d'être un mod. Comment savoir ce qui pousse vers un club ? Il peut s'agir de rien du tout !!! La famille - les pères principalement -, ou le quartier, ou simplement parce qu'il y avait toujours beaucoup de mods à West Ham, mais je ne dirais pas qu'il s'agissait d'une équipe de football mod pour autant ! Je connais beaucoup de mods qui supportent Bologne. Le fils du...



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