Écoutes téléphoniques : Nicolas «Bismuth» Sarkozy va être fixé sur son sort

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Écoutes téléphoniques : Nicolas «Bismuth» Sarkozy va être fixé sur son sort
Écoutes téléphoniques : Nicolas «Bismuth» Sarkozy va être fixé sur son sort

« Il est très serein. Il en a vu passer d'autres... » jure Frédéric Péchenard, bras droit de Nicolas Sarkozy. Pourtant, l'avenir politique de l'ancien président de la République, qui rêve d'une revanche en 2017, pourrait bien se jouer aujourd'hui avec la décision que va rendre à 14 heures la Cour de cassation sur le dossier des « écoutes téléphoniques », plus communément rebaptisé « affaire Bismuth ». Et Sarkozy joue très gros, à savoir un hypothétique renvoi devant le tribunal correctionnel avec, à la clé, le risque d'une condamnation pouvant aller jusqu'à une peine de prison et de l'inéligibilité. Pas de quoi ébranler la confiance du principal intéressé qui, hier, s'est rendu au Vatican avec son épouse, Carla, pour une audience privée avec le pape François.

Dans ce dossier de corruption et de trafic d'influence présumé, le patron des Républicains est soupçonné d'avoir sollicité, début 2014, le juge Gilbert Azibert, par l'intermédiaire de son avocat Thierry Herzog, afin d'obtenir des informations confidentielles sur l'affaire Bettencourt. En échange, il aurait promis d'intervenir en faveur du magistrat pour lui permettre d'obtenir un poste prestigieux à Monaco. L'ancien chef de l'Etat et son avocat dialoguaient grâce à l'ouverture d'une ligne de téléphone portable secrète, sous un nom d'emprunt : Paul Bismuth. Ils ont fini par être confondus par les policiers au cours de l'enquête, par l'utilisation d'écoutes téléphoniques dont Nicolas Sarkozy conteste aujourd'hui la légalité.

C'est tout l'enjeu de la décision que rendra cet après-midi la Cour de cassation : reconnaître ou pas la validité de ces écoutes. En mai dernier, la cour d'appel de Paris avait décidé qu'elles étaient recevables... « Si cette décision est confirmée en cassation, c'est terrible pour lui. Il va faire campagne avec une grosse épée de Damoclès au-dessus de lui. Un candidat renvoyé en correctionnelle, on n'a ...

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  • ANOSRA il y a 9 mois

    Sous Taubira la justice préférait écouter NS que les terroristes pour lesquels il fallait d'abord une autorisation d'un juge d'instruction qui mettait au moins 2 j à réagir, le temps que l'individu s'évanouisse dans la nature ! Le résultat en 2015 a été spectaculaire !!!

  • jjd47 il y a 9 mois

    Si ça, ce ne sont pas des preuves. Même si les écoutes étaient illégales, elles n'en sont pas moins légitimes.Ces preuves n'ont tout de même pas été obtenues par la torture...

  • M2723293 il y a 9 mois

    Peut-être que le voyage de Paul au Vatican est lié aux convictions de certains membres de la haute juridiction.Non, c'est une mauvaise plaisanterie.

  • M467862 il y a 9 mois

    Jamais la France n'a eu un Président de la République cité dans autant d' affaires avec des suites judiciaires. Les fusibles ont joué leur rôle, mais pour combien de temps encore. Et les propos rapportés par ses écoutes ne sont pas digne d'un ex président de la République.

  • rodde12 il y a 9 mois

    Un autre raisonnement tout simple: un régime qui en est réduit à écouter les conversations clandestinement est il autre chose qu'un régime de bananes. Ce n'est plus une république c'est une république populaire.

  • lolin il y a 9 mois

    résultat connu à l'avance, comme tous les po.uritiques impliqués dans des affaires douteuses, malheureusement on dépense un fric fou en procédures.