Écoutes de Sarkozy : la version de Taubira confirmée par des e-mails

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L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira sur le parvis de l'Élysée.
L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira sur le parvis de l'Élysée.

« Non, je n'ai pas menti », affirme le 12 mars 2014 Christiane Taubira, alors plongée dans la tourmente par les écoutes de Nicolas Sarkozy. La droite accuse l'ancienne garde des Sceaux d'avoir « menti » en affirmant tout ignorer de la mise sur écoute en septembre 2013 par les juges de l'ex-président de la République et de son avocat Thierry Herzog dans une affaire de corruption. Des échanges d'e-mails entre l'Élysée et la chancellerie révélés ce vendredi par Le Monde accréditent aujourd'hui la version de l'ex-ministre de la Justice. Le cabinet de cette dernière aurait été informé des écoutes le 28 février 2014, et pas avant.

« Absolument certaine »

En pleine polémique et pour s'assurer que Christiane Taubira n'a rien à se reprocher, son conseiller pénal Philippe Astruc demande ainsi le 12 mars 2014 à la patronne de la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) de la chancellerie Marie-Suzanne Le Quéau de « vérifier de manière absolument certaine qu'il n'est à aucun moment fait référence à des interceptions concernant M. Sarkozy ou son conseil ».

À peine quelques heures plus tard, la directrice de la DACG lui répond : « Je vous confirme qu'aucune information n'a été portée à la connaissance de la DACG sur le placement sous interception téléphonique de Nicolas Sarkozy ou son conseil, antérieurement à l'information transmise fin février 2014 concernant...

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