Ecosse-Sturgeon laisse la porte ouverte à une indépendance

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    LONDRES, 25 juillet (Reuters) - Nicola Sturgeon a déclaré 
lundi qu'elle entamerait des préparatifs en vue d'une scission 
de l'Ecosse du reste de la Grande-Bretagne, la Première ministre 
écossaise voulant ainsi garder à portée de main l'option de 
l'indépendance à la suite du vote des électeurs britanniques en 
faveur d'une sortie de l'Union européenne. 
    Les électeurs écossais se sont prononcés à 62% en faveur du 
maintien au sein de l'UE lors du référendum du 23 juin, à la 
différence du Royaume-Uni dans son ensemble qui a voté pour le 
Brexit, des résultats qui ont relancé le débat sur l'avenir de 
l'Ecosse au sein du pays. 
    Nicola Sturgeon a réaffirmé sa position qu'un nouveau 
scrutin sur l'indépendance, deux ans après que les électeurs 
écossais se sont prononcés contre une telle solution, devait 
rester une option, à évaluer en fonction des nouvelles relations 
entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne et ses 
implications pour l'Ecosse. 
    "Si nous trouvons que nos intérêts ne peuvent pas être 
protégés dans le Royaume-Uni, l'indépendance devra être une des 
options que l'Ecosse sera en droit de prendre en compte", 
a-t-elle affirmé dans un discours. 
    "C'est pourquoi nous suivrons des démarches préparatoires 
pour s'assurer que c'est une option possible pour le Parlement 
écossais, si le Parlement écossais la considère nécessaire", 
a-t-elle ajouté.       
    La chef du gouvernement écossais n'a pas précisé quelle 
forme prendraient ces préparatifs mais a estimé que le caractère 
inédit du Brexit amenait à envisager toutes les options 
possibles pour une future relation entre l'Union européenne et 
le reste du Royaume-Uni. 
    Certains responsables écossais estiment que le vote en 
faveur du Brexit justifie la tenue d'un nouveau référendum sur 
l'indépendance. Les Ecossais s'étaient prononcés à 55% contre 
celle-ci lors du référendum de septembre 2014.  
    "Le Royaume-Uni pour lequel nous avons voté notre 
appartenance en 2014, un Royaume-Uni dans l'UE, est en train de 
fondamentalement changer. L'avenir du Royaume-Uni est fait 
d'incertitude, de bouleversement et d'imprévisibilité", a 
poursuivi Nicola Sturgeon. 
    Mais un sondage a montré le mois dernier que 44,7% des 
Ecossais ne voulaient pas d'un deuxième référendum sur leur 
indépendance, contre 41,9% en faveur.   
    La Première ministre britannique, Theresa May, a assuré il y 
a quelques semaines qu'elle impliquerait l'Ecosse, et les autres 
composantes du Royaume-Uni, dans la procédure de sortie de l'UE. 
 ID:nL8N1A134N  
 
 (William James et Giles Elgood; Laura Martin pour le service 
français, édité par Benoît Van Overstraeten) 
 
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