ÉcoRévolutions - Bernard Thibault : « La liberté syndicale reste encore à conquérir »

le , mis à jour à 01:12
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ÉcoRévolutions - Bernard Thibault : « La liberté syndicale reste encore à conquérir »
ÉcoRévolutions - Bernard Thibault : « La liberté syndicale reste encore à conquérir »

La liberté syndicale est toujours au c?ur des enjeux en France, « non pas dans nos textes, car nous garantissons la liberté d'engagement syndicale, mais dans la pratique et plus particulièrement dans le secteur privé. Elle reste sous-estimée dans les PME », explique le membre du Bureau international du travail. Or, il s'agit d'un enjeu important puisque les PME sont de plus en plus nombreuses et créent des postes.

Pour le syndicaliste, invité du forum économique européen ÉcoRévolutions : « Même s'il existe une relation de proximité entre salariés et employeurs dans les petites entreprises, on reste dans une représentation hiérarchique et le salarié à besoin d'un intermédiaire. » Selon lui, aujourd'hui encore certains salariés ont « la trouille ». L'engagement dans une organisation syndicale est « vu comme une déclaration de guerre, un défi lancé à l'employeur ».

Dans une entreprise, « ce ne sont pas deux parties égales qui discutent, il faut qu'un syndicat existe pour pouvoir exprimer l'opinion des employés sur les évolutions qui se dessinent pour l'entreprise, et faire valoir leur point de vue », affirme l'ancien secrétaire général de la CGT.

Source Le Point.fr

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  • ppsoft le mardi 30 juin 2015 à 08:36

    Cela ne contrevient pas au point de vue des entrepreneurs, qui ont un projet, y croient et se battent pour faire prospérer leur affaire. Seulement, dans la société, il y a des points de vue multiples, chacun a ses aspirations propres et toutes ces aspirations sont légitimes. Il est donc nécessaire de les concilier et trouver les meilleurs compromis. C'est ça, le dialogue social. Quoi que vous en disiez, les syndicats sont nécessaires.

  • ppsoft le mardi 30 juin 2015 à 08:32

    berneli1 : vous vient-il à l'idée que certaines personnes puissent considérer que les vraies valeurs dans la vie ne se situent pas dans l'argent et la finance ? Pouvez-vous comprendre qu'on puisse refuser que le salariat soit une forme moderne de l'esclavage, où l'employé est rendu corvéable à merci au nom de la sacro-sainte rentabilité économique ?

  • M2092969 le mardi 30 juin 2015 à 07:53

    Donnez nous le chiffre des salaries hors fonction public qui sont syndiques.Cela parlera de lui meme.Leaders syndicaux et politiques : meme combat ,meme magouilles.

  • bearnhar le mardi 30 juin 2015 à 07:48

    Et il me fait marrer son successeur, Lopez Rodriguez Ramirez de la Plancha.

  • bearnhar le mardi 30 juin 2015 à 07:47

    Ils gèrent le pactole des 32milliards de la formation pro et seulement 8% de cet argent va aux chomeurs, ceux qui en ont le plus besoin pour retrouver du travail, alors bravo les syndicats ! Ils sont comme nos politiques, surtout Socialistes, ils ont fait le choix du chomage, je propose donc qu'on les mette au RSA, pas de raison qu'ils ne profitent pas d'un système qu'ils encouragent.

  • frk987 le mardi 30 juin 2015 à 07:39

    On parlera de libertés syndicales lorsque tout salarié aura le droit d'être présent au premier tour des élections professionnelles sans être présenté obligatoirement par une organisation prétendue représentative.

  • Georg47 le mardi 30 juin 2015 à 07:36

    Et si on l'exportait en grèce ?

  • bearnhar le mardi 30 juin 2015 à 07:22

    Presse, syndicats, autres, ils sont tous biberonnés d'argent public, qu'est-ce qu'ils viennent nous causer de liberté ? Vous voulez etres libres ? Chiche ! Nous ça fait des décennies qu'on ne peut plus payer vos loisirs mais on ne nous demande pas notre avis, belle démocratie.