Économiser jusqu'à 30% d'énergie sans travaux, c'est possible

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Pour Gilles Nozières, spécialiste de l’analyse des consommations d’énergétie, de grosses économies sont possibles en modifiant quelques réglages et abonnements, sans rien perdre en confort. Conseils.

Construire plus vert, disposer d’équipements super économes en énergie, l’idée séduit tout le monde mais elle est souvent coûteuse. Et si nous commencions d’abord par rationaliser les consommations (sans perte de confort)? C’est en se positionnant sur ce créneau que Gilles Nozières, polytechnicien a fait prospérer sa société Oze-Energies. En couplant relevés automatisés des consommations et algorythmes d’optimisation, il estime pouvoir réduire la facture énergétique de ses clients de 25 à 30%. Il combine donc l’installation de compteurs intelligents (eau, électricité, gaz, etc.) avec une analyse mathématiques de toutes les données recueillies.

Le service n’est proposé que pour des surfaces importantes (supérieures à 5000 m²), généralement des immeubles de bureaux mais également des copropriétés. Mais dans ce cas de figure, ce sont toujours des propriétaires uniques (bailleurs sociaux, institutionnels). Difficile en effet de convaincre des propriétaires individuels de régler un abonnement annuel de 2 euros par m² habité (en moyenne), souvent pour 3 ans. Cela n’empêche pas Gilles Nozières de partager avec Le Figaro Immobilier quelques retours d’expériences. Et l’homme sait de quoi il parle: il affiche un total de 2,7 millions d’euros d’économies d’énergie qu’il a fait réaliser sur 80 bâtiment au cours des 12 derniers mois.

Matériels et abonnements surdimensionnés

«Le premier point concerne le réglage de la chaudière, précise Gilles Nozières, trop souvent elle surchauffe surtout si des travaux ont permis d’améliorer l’isolation.» Le bon dimensionnement du matériel et des abonnements est ainsi une mines d’économie car bon nombre de professionnels poussent à la consommation en s’appuyant sur le pic des besoins plutôt que sur l’utilisation moyenne pour déterminer la puissance d’une chaudière ou l’abonnement électrique à souscrire.

Du côté des chaudières, toujours, le spécialiste note que bon nombre de modèle à condensation ne condensent pas. En effet l’eau qui revient des radiateurs est trop chaude pour permettre cette réaction si bien que le rendement est bien moins bon que prévu. Dans un immeuble d’habitation du 16e arrondissement de Paris, il est parvenu a dégager des économies de près de 40% dont 10 à 15% sur le réglages des température de la chaudière, 10 à 15% grâce à l’individualisation des consommations, 10 à 12% avec l’installation de robinets thermostatiques sur chaque radiateur et le complément grâce à un abonnement mieux dimensionné (et donc moins cher) au réseau de chaleur parisien CPCU.

Un bâtiment qui s’apprécie de 1 à 2%

«Si l’on ramène le chauffage du soir à 20° voire un peu moins sans toucher à la température en journée, on ne nuit pas au confort, rappelle Gilles Nozières. Mais 1°C de chauffage en moins, c’est en général 10 à 15% de consommation en moins.» Autre foyer d’économie: une programmation du chauffage réellement adaptée aux besoins spécifiques de chaque pièce. Un conseil qui passe, bien sûr, par la mise en place de robinets thermostatiques.

Enfin, la maintenance du matériel reste trop souvent mal-aimée. «Les clients veulent faire baisser ces coûts mais les systèmes utilisés sont de plus en plus complexes, si bien qu’ils fonctionnent mais rarement de manière optimales car ils ne sont pas bien réglés.» Au final, ces économies sont doublement bonnes pour le porte-monnaie: l’occupant réduit sa consommation et le propriétaire valorise son bien. «Un bâtiment bien maîtrisé sur le plan énergétique vaut plus cher, conclut le patron d’Oze Energies, et s’apprécie globalement de 1 à 2%.».

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