Economie : l'Elysée adopte la positive attitude

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Economie : l'Elysée adopte la positive attitude
Economie : l'Elysée adopte la positive attitude

Tout va mal mais tout va bien ? Hier, Pierre Moscovici a revu à la baisse la prévision de croissance, en annonçant qu'elle serait entre - 0,1% et 0,1%, alors que le gouvernement tablait sur 0,1%. Mais dans la même interview à « Nice-Matin », le ministre de l'Economie a assuré que la France « est sortie de la récession ». « Elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d'emplois », insiste-t-il.

Des propos rassurants qui font échos à l'optimisme à tous crins affiché par François Hollande lors de tous ses déplacements depuis le 14 juillet. « J'ai dit que nous étions sortis de la récession, que la reprise fragile était là, je le maintiens », a soutenu le président dans le Gers le 3 août. « On a dit que j'avais été trop optimiste, mais il y a quelque chose qui se passe dans l'économie française », a-t-il encore insisté trois jours plus tard, en Vendée cette fois.

La droite ne se prive pas de casser ce refrain en fustigeant la « méthode Coué » de Hollande. Ou de railler Pierre Moscovici, victime d'une « légère insolation », a ironisé l'ancien ministre du Budget (UMP), Eric Woerth. Les communistes eux aussi dénoncent « le décalage entre les paroles présidentielles et le quotidien des Français ». Les signaux annonçant une éventuelle reprise sont en effet très minces (frémissement des chiffres du commerce extérieur, de ceux de la production industrielle?), mais Hollande ne veut pas en démordre. Et pas seulement parce qu'il « croit en sa bonne étoile », comme l'estiment certains ministres qui ne partagent pas forcément son optimisme. Pour le président, c'est la meilleure façon d'entretenir les premiers signaux positifs et de les doper. « Si on dit : C'est terrible, c'est la crise? comment voulez-vous que les gens consomment et les entreprises investissent », décrypte son entourage.

Les membres du gouvernement sont donc priés ...

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