Économie : il faut vivre sans croissance !

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La croissance est amenée à disparaître, selon les auteurs de Croissance Zéro.
La croissance est amenée à disparaître, selon les auteurs de Croissance Zéro.

"Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : la croissance, la croissance, la croissance... Mais ça n'aboutit à rien et ça ne signifie rien. Je répète, il faut prendre les choses comme elles sont !" Voilà, en paraphrasant la célèbre diatribe prononcée par le général de Gaulle en 1965, ce que démontrent dans leur livre l'économiste Patrick Artus et la journaliste Marie-Paule Virard. Dans l'histoire économique du monde, la croissance est une exception, presque une anomalie provoquée par un progrès technique fulgurant et décisif comme la charrue ou le moteur à explosion. De l'après-guerre au début des années 2000, nous avons vécu sur l'impression que cette croissance était automatique, systématique, oubliant qu'elle ne provient que d'un cocktail exigeant, rare et difficile à reproduire. Croissance zéro (éd. Fayard) s'appuie sur des faits incontestables et inquiétants. Les efforts de recherche et développement des grands laboratoires pharmaceutiques et des groupes de semi-conducteurs sont de plus en plus coûteux, mais ne débouchent plus sur des découvertes majeures. Bref, les chercheurs cherchent, mais ne trouvent plus ! Les problèmes de formation, de mise à jour des compétences sont particulièrement criants en France. Ils n'ont fait que croître depuis vingt-cinq ans... Le courage de réformer Après une première partie pessimiste, les auteurs qualifient de "nouvelle ère" la période dans...

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  • cmaignan le mercredi 21 jan 2015 à 07:38

    Vivre sans croissance, le seul chemin pour un avenir possible pour l'homme. De plus, cela nous permettrait de nous concentrer sur la qualité au lieu de la quantité. Une vrai révolution humaine et planétaire.

  • Eledees le mercredi 21 jan 2015 à 07:23

    Chercher la performance à tout prix n'est pas une nécessité absolue, la société de sur consommation est néfaste est il faudrait revenir à des valeurs simples, meme si j'apprécie aussi les retombées de dividendes ^^ bref faudrait parvenir à un équilibre

  • idem12 le mercredi 21 jan 2015 à 07:11

    le problème c'est que tout le système est basé sur la croissance et que sans croissance tout est à repenser : les retraites, l'emploi, les revenus, les p^rets avec intérêts etc... bref ce n'est pas pour demain...

  • bearnhar le mercredi 21 jan 2015 à 07:08

    Quand 1% de la planète est aussi riche que les 99 autres, sur que pour eux, pas besoin de croissance, la rente suffit.

  • M2785988 le mercredi 21 jan 2015 à 07:07

    et que dire de ces bio qui ont vu le cors de leur action multiplié par 10 en quelques mois ??

  • M2785988 le mercredi 21 jan 2015 à 07:05

    où va cet argent ?c'est clair qu'il ne sert qu'aux spéculateurs : suffit de voir les mouvements brutaux sur certaines valeurs quand il y a des news : des actions qui font +30 ou +50% dans la journée, c'est pas les pp qui peuvent initier de telles hausses ...Le pire dans tout ça c'est qu'ils font gonfler les bulles ce qui est vraiment irresponsable:- bulle obligataire : jamais les taux souverains n'ont été aussi bas alors que la solvabilité des emprunteurs n'est pas au mieux...

  • b.renie le mercredi 21 jan 2015 à 07:04

    Deux problèmes connus mais auxquels le G ne s'intéresse pas. Rebrancher les politiques monétaires sur l'économie réelle en les débranchant de la spéculation; Et démanteler le réseau des paradis fiscaux en les vidant de leur intérêtparun prélèvement à la source sur toutes les opérations financières, correspondant aux taux élevé des barèmes de l'impôt sur le revenu i.e. 35%;

  • b.renie le mercredi 21 jan 2015 à 06:58

    Il y a une question sans réponse. Les banques centrales jettent de l'argent dans l'économie à tour de bras par milliards. Il devrait en résulter une demande solvable. Comme ce n'est pas le cas , où va cet argent ? Il y a un signe : les marchés trépignent a chaque QE. Ne seraient pas eux qui sont les gouffres où s'enterrent les milliards des QE qui sont dés lors employés à la spéculation mais non à développer l'économie réelle. D'où l'enrichissement constaté des 1% les plus riches.

  • M2785988 le mercredi 21 jan 2015 à 06:55

    Il faudra donc à notre pays une thérapie de choc composée de dix mesures prioritaires ...Le problème c'est que la "thérapie de choc" c'est toujours pour les mêmes : les actifs alors qu'on sait bien qu'aujourd'hui le niveau de vie de beaucoup de retraités ( qui ont connu croissance, augmentation des salaires, remboursement des dettes en monnaie de singe ...) est bien plus élevé que celui de beaucoup d'actifs ...Personne ne parle de ça car c'est un sujet tabou..

  • b.renie le mercredi 21 jan 2015 à 06:52

    Il est certain que la croissance ne se décrète pas. Elle se construit. Celle des trente glorieuses a été causée par l'application dans la vie de tous les jours des découvertes techniques résultant de la conduite de la guerre par exemple la miniaturisation, mais aussi la fin des privations et le baby boom. Les enfants créent une demande incroyable. Il suffit alors de la rendre solvable. De plus ils témoignent de l'existence de la confiance dans l'avenir