Économie : Gary Becker, le choix de la raison

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Gary Becker en 2007.
Gary Becker en 2007.

Gary Becker, disparu au début du mois de mai, est un célèbre titulaire du prix Nobel d'économie (promotion 1992). Enseignant à l'université de Chicago, en économie et en sociologie, Becker compte parmi les libéraux militants. Il estime que l'augmentation du salaire minimum conduit mécaniquement à plus de chômage pour les moins qualifiés. Son point d'entrée : la rationalité des individus. Son ambition : éclairer les comportements humains. Selon lui, on s'engage dans un acte délictueux, dans une carrière criminelle, dans une union (ou dans une séparation) en en pesant, plus ou moins finement, les avantages et coûts. S'il a ses détracteurs, c'est lui qui a permis à l'économie - qu'on le déplore ou qu'on le célèbre - de se saisir d'autres thèmes que les seules questions de marché et de croissance. La science économique est d'ailleurs depuis critiquée pour son impérialisme, tandis que ses outils et son vocabulaire sont employés dans tous les autres domaines des sciences sociales. Pionnier, avec cet élargissement de la microéconomie, Becker s'est d'abord heurté à l'incompréhension de ses collègues. Il a ensuite inspiré de nombreux auteurs, ainsi en France, Raymond Boudon ou Dominique Strauss-Kahn (dans ses travaux d'économie de la famille).Le choix "criminel"Spécialiste du capital humain, Becker a notamment décrit les mécanismes sous-jacents au mariage et au divorce. Il n'y a pas là que sentiments, droit et traditions. Les parents,...

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