Économie, des lions menés par des ânes

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Il aurait pu être professeur d'économie ou haut fonctionnaire. Il s'est finalement contenté de réussir brillamment dans la gestion et la finance internationale. Charles Gave est un cas. Un vrai libéral qui a fait fortune hors de France, à Londres comme analyste financier, puis à Hong-Kong comme stratégiste de marché. Il s'est efforcé de comprendre les phénomènes sous-jacents, les plaques tectoniques de la mondialisation en étudiant de près les interconnexions entre la finance, l'économie et la politique. Pour mieux comprendre les batailles, on y voit toujours plus clair du haut de la colline que du bas de la tranchée. Évidemment, il a fait de belles études : DESS d'économie à Toulouse, Sciences Po à Paris et un MBA à New York. Il a surtout été proche, pendant une vingtaine d'années, de Milton Friedman, le célèbre Prix Nobel d'économie en 1976, fondateur de l'École de Chicago, critique pugnace de l'intervention étatique et des politiques keynésiennes, grand défenseur du libéralisme.

L'État et les technocrates sont toujours les gagnants

Charles Gave a attendu ses 60 ans pour publier son premier livre en 2003. Des lions menés par des ânes, essai sur le crash économique (à venir mais très évitable) de l'Euroland en général et de la France en particulier (Éd. Robert Laffont) s'est écoulé à 20 000 exemplaires. Un premier succès d'estime. Que nous dit-il dans son ouvrage ? Que les entrepreneurs français sont des...

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  • M7042582 le mardi 3 déc 2013 à 08:04

    C'est sûr, Milton Friedman est une référence en économie, la financiarisation de l'économie à juste permis de créer une nouvelle forme d'esclavage par la monnaie.

  • alphalog le mardi 3 déc 2013 à 07:58

    pas que faux....on aimerait bien en savoir plus des réflexions de ce penseur profond du libéralisme sur la crise des subprimes quand même...(sûrement dû aux fonctionnaires français elle aussi !)