Écoles primaires islamistes : fantasmes ou réalité ?

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Des fillettes sortent en récréation, le 11 mai 2011, dans la cour du groupe scolaire privé Alif, une école religieuse musulmane située à Toulouse (photo d'illustration).
Des fillettes sortent en récréation, le 11 mai 2011, dans la cour du groupe scolaire privé Alif, une école religieuse musulmane située à Toulouse (photo d'illustration).

Une vingtaine d'établissements scolaires privés musulmans hors contrat ont été visités dans sept académies différentes par des inspecteurs de l'Éducation nationale depuis novembre. Dans l'entourage de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, on assure que ces inspections étaient prévues bien avant les attentats de novembre 2015. Il n'empêche. La visite de fonctionnaires du corps de contrôle du ministère dans ces établissements, ces six derniers mois, a fait s'emballer les esprits. Certains ont cru y voir le signe que ces écoles étaient devenues des « madrasas » radicales. Au sein de la communauté musulmane, c'est peu dire que ces mesures ont été mal perçues. « On veut fliquer nos écoles », se sont ainsi alarmés nombre de parents d'élèves de ces établissements sur les réseaux sociaux.

« La concomitance des dates n'était pas heureuse, mais ces inspections devaient être réalisées. Elles ne ciblaient d'ailleurs pas uniquement des écoles musulmanes », se défend Olivier Noblecourt, directeur adjoint du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Rue de Grenelle, on ne cesse, depuis janvier, de relativiser la portée de ces « visites » afin d'éteindre toute polémique inutile.

Des inspections avant une « mise sous contrat » avec l'État

Face aux musulmans qui voient dans ces mesures une forme de « stigmatisation », voire la marque sourde d'une forme d'« islamophobie »,...

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