Ecoles fermées à Los Angeles à la suite d'une fausse alerte

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    par Alex Dobuzinskis 
    LOS ANGELES, 16 décembre (Reuters) - Une grande partie des 
écoles publiques de Los Angeles, accueillant 643.000 élèves, ont 
été fermées mardi à la suite de menaces d'attentat, ont annoncé 
les autorités locales accusée d'avoir sur-réagi à ce qui 
s'apparente à un canular. 
    Plus de 1.500 établissements scolaires ont été inspectés 
sans qu'aucun objet suspect ne soit retrouvé. Et le maire de la 
ville, Eric Garcetti, a annoncé dans la soirée que les 
enquêteurs du FBI estimaient désormais que la menace n'était pas 
crédible. 
    "Ce que nous savons, c'est que nos enfants pourront 
retourner en toute sécurité à l'école demain (mercredi)", a-t-il 
ajouté. 
    Mais le maire et le chef de la police de Los Angeles, 
Charlie Beck, ont réaffirmé qu'ils avaient pris la bonne 
décision en fonction des informations dont ils disposaient 
alors. 
    La prétendue menace était contenue dans un courriel envoyé 
via une adresse IP à Francfort en Allemagne, mais qui, selon les 
autorités, pourrait émaner en fait des Etats-Unis. 
    Une alerte similaire a été reçue par les autorités 
new-yorkaises, qui l'ont jugée non crédible. 
    "Au vu des circonstances, je ne pouvais prendre aucun 
risque", s'est justifié Ramon Cortines, "super-intendant" des 
écoles de Los Angeles. 
    La Californie a été le théâtre le 2 décembre dernier d'une 
fusillade qui a fait 14 morts et 22 blessés. L'attaque, commise 
par un couple de musulmans radicalisés se réclamant de 
l'organisation Etat islamique (EI), a été qualifiée de 
"terroriste" par les autorités. 
    Selon Charlie Beck, le courriel de menace faisait mention de 
fusils d'assaut et autres armes à feu, de même que de l'usage 
d'explosifs. Le chef du LAPD a ajouté qu'il était 
"irresponsable" de critiquer la décision prise par les 
autorités, une première en plus de dix ans. 
    Une source proche de la police a cependant déclaré à Reuters 
que les autorités de Los Angeles avaient ordonné la fermeture 
des écoles sans consulter au préalable le FBI, qui conduit toute 
enquête susceptible d'être liée au terrorisme. Affirmation 
démentie par le maire Garcetti. 
    A New York, un commissaire de la police locale, William 
Bratton, a estimé lui que Los Angeles avait "sur-réagi" à la 
menace. 
    Elu démocrate de Californie à la Chambre des représentants, 
Brad Sherman a confié au New York Times que l'auteur du courriel 
prétendait être un musulman dévot prêt à mener "avec 32 amis 
djihadistes" des attaques à la bombe, au gaz innervant et au 
fusil d'assaut parce qu'il avait été victime de harcèlement au 
lycée. 
    Le nombre élevé d'assaillants impliqués dans cette 
pseudo-opération de même que l'absence répétée de capitale au 
mot "Allah" écrit à plusieurs reprises dans le texte ont, a-t-il 
ajouté, alimenté les doutes sur sa crédibilité. 
 
 (avec Dan Whitcomb à Los Angeles et Mark Hosenball à 
Washington; Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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