École : la guerre des laïques

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Najat Vallaud-Belkacem se heurte à son tour à la mise en oeuvre d'un enseignement du fait religieux au service de la laïcité.
Najat Vallaud-Belkacem se heurte à son tour à la mise en oeuvre d'un enseignement du fait religieux au service de la laïcité.

Il a été question de "sursaut collectif" dans le discours de Najat Vallaud-Belkacem, de "réponses nouvelles" à des "circonstances exceptionnelles". Après les attentats, la ministre de l'Éducation nationale s'est lancée dans un marathon consultatif destiné à forger la riposte de l'école à la menace intégriste. Les conclusions sont attendues cette semaine, mais les pistes sont connues : développer la "pédagogie de la laïcité" (via l'"instruction civique et morale" que la rentrée 2015 doit étrenner), renforcer l'enseignement laïque du fait religieux, réduire les inégalités scolaires. Des "réponses nouvelles" ? La réouverture, plutôt, de débats déjà anciens : vieux d'une trentaine d'années, au moins.

"L'éducation à la citoyenneté, abandonnée dans les années 60 et 70, est réapparue dans les années 80 face à la crise économique et à la crainte des communautarismes", explique Philippe Portier, directeur d'études à l'École pratique des hautes études en sciences sociales. Comment éduquer à la laïcité ? Comment former des citoyens en tenant compte des différences culturelles et religieuses ? La question, constamment posée depuis lors, dépasse les clivages politiques : l'apprentissage de la Marseillaise, évoquée par Najat Vallaud-Belkacem, a été rendu obligatoire en 2005 par François Fillon. Le fait religieux a été, dans le même temps, intégré au "socle commun" des connaissances. Sans succès, faute d'un consensus sur ce que...

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  • charleco le mercredi 21 jan 2015 à 13:37

    La loi de 1905 met fin à la mainmise du clergé sur les affaires de l'Etat. La loi ne dit pas qu'au nom de la laïcité il faille s'interdire la connaissance du contenu des religions. C'est une question de connaissances générales.