École : comment prendre du retard pour être en avance

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Aux États-Unis, des parents oeuvrent pour que leurs enfants entrent à l'école un an plus... tard.
Aux États-Unis, des parents oeuvrent pour que leurs enfants entrent à l'école un an plus... tard.

"Non, il n'est pas prêt. Je vous assure : il vaut vraiment mieux qu'il entre à l'école l'année prochaine." Cette phrase n'a pas été prononcée par une maîtresse ou un directeur d'école. Elle est bien l'oeuvre d'une mère d'un petit garçon âgé de cinq ans. Serait-elle donc indigne, pour ne pas encenser son fils en public ? Pour sous-estimer ses capacités de la sorte ? Pas du tout : elle fait partie de ses nombreuses mères qui pensent agir pour le bien de leur fiston en le faisant entrer un an plus tard à l'école. Pour être certaine que son propos a été bien compris, elle conclut d'ailleurs son argumentation d'un flamboyant I want my son to be the leader ("Je veux que mon fils soit le premier"). Certes, en France tous les moyens sont bons pour faire avancer son gamin plus vite, plus loin, plus fort avec pour objectif pleinement assumé qu'il soit meilleur que les autres dans ce monde ultra-compétitif. Mais outre-Atlantique, la dernière mode va à l'encontre de tous ces principes : des parents oeuvrent au contraire pour que leurs enfants entrent un an plus tard à l'école et veulent à tout prix qu'ils soient les plus vieux de leur classe. Bref : que les petits redoublent avant même d'avoir commencé leur scolarité.Maturité et popularité Cette idée, qui passe encore pour saugrenue en France, est partie d'une étude réalisée par un psychologue canadien, et est revenue sur le devant de la scène dans le livre à succès de Malcolm...

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