Ecole attaquée au Pakistan : la peine de mort rétablie pour les terroristes

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Ecole attaquée au Pakistan : la peine de mort rétablie pour les terroristes
Ecole attaquée au Pakistan : la peine de mort rétablie pour les terroristes

Conséquence directe de l'attaque sanglante perpétrée mardi par des talibans dans une école de la ville de Peshawar, le Pakistan a annoncé mercredi la levée de son moratoire sur la peine de mort dans les cas de terrorisme. Car si les condamnations à mort sont relativement fréquentes au Pakistan, cette sentence n'est plus appliquée depuis 2008 en raison de ce moratoire - hormis dans les cas liés à la cour martiale.

L'assaut de cette école fréquentée par des enfants de soldats s'est soldée par un carnage (141 personnes tuées, dont 132 écoliers), suscitant une vague d'indignation à travers le monde. De l'ONU aux grandes puissances occidentales et à l'Inde, traditionnel rivale du Pakistan, en passant par la jeune Pakistanaise prix Nobel de la paix Malala Yousafzaï, tous ont fermement condamné l'attaque revendiquée par le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP).

Principal groupe rebelle islamiste du pays et déjà auteur de l'attentat visant Malala en 2012, le TTP a expliqué vouloir se venger des récentes offensives de l'armée pakistanaise dans leurs bastions du nord, près de la frontière afghane. «Nous voulons leur faire vivre la souffrance (...) terrible de voir un être aimé être tué. Leurs familles devront pleurer leurs morts comme nous l'avons fait», a notamment déclaré son porte-parole, Muhammad Khurasani.

Islamabad a en retour réaffirmé sa détermination à éliminer ce groupe dont les attaques ont tué plus de 7.000 personnes dans le pays depuis 2007, notamment dans le nord-ouest et à Peshawar.

Le débat sur la peine de mort, récurrent au Pakistan

Après son arrivée au pouvoir en mai 2013, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif avait jonglé avec la possibilité de réintroduire la peine de mort. Un projet alors dénoncé par des organisations de défense des droits de l'Homme et des diplomates européens. Si le cabinet avait reculé, le projet n'avait pas été abandonné pour autant. Finalement, ...

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