Echos cacophoniques sur la piste du Salo

le
0
Dans le couloir du Salo, une forêt d'écrans présente des extraits trash du film de Pasolini.
Dans le couloir du Salo, une forêt d'écrans présente des extraits trash du film de Pasolini.

L’ouverture de cette boîte de nuit parisienne, baptisée en référence à Pasolini, fait polémique.

Pas facile, lorsque l’on se réclame « d’artistes qui sont en résistance », d’affronter une telle polémique : en ouvrant le Salo, nouveau lieu de la nuit parisienne, nommé en référence à l’ultime film de Pier Paolo Pasolini, Salo ou les 120 journées de Sodome (1975), Arnaud Frisch n’avait pas prévu qu’on le renvoie à la République de Salo, du nom de cette ville des rives du lac de Garde où, en 1943, Benito Mussolini établit un gouvernement fantoche sous protection nazie, tentant d’y poursuivre son rêve fasciste en déroute. « Je trouve cela plutôt sain que les gens réagissent comme cela sur les réseaux sociaux s’ils y voient une revendication fasciste, réplique le fondateur du Silencio (2011), du Wanderlust (2012) et des Nuits fauves (en juin). Mais, connaissant les valeurs qu’on défend, c’est un peu ridicule. »

Soit donc Salo, une série de caves de la rue Montmartre où, ce jeudi 20 octobre, dans ce qui fut autrefois l’imprimerie de L’Humanité et de L’Aurore – puis le Social Club –, se presse une foule disparate de jeunes éphèbes et de femmes fatales. De moins fatales et de moins éphèbes aussi. Les murs sont bruts façon Palais de Tokyo. Dans le couloir, une forêt d’écrans présente des extraits trash du film de Pasolini, choisis et disposés par Abel Ferrara. Le réalisateur de Bad Lieutenant est l’invité spécial de cette préouverture. Il y donnera même un concert de rock samedi soir.

« On est dans le non-cadre » Car c’est tout le concept imaginé par Arnaud Frisch, avec Cora...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant