Echec des discussions entre étudiants et gouvernement québécois

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Echec des discussions entre étudiants et gouvernement québécois
Echec des discussions entre étudiants et gouvernement québécois

QUEBEC (Reuters) - Le gouvernement québécois et les représentants des étudiants ont mis fin jeudi aux négociations entamées pour mettre fin aux manifestations contre l'augmentation des frais de scolarité qui durent depuis quatre mois.

"Evidemment, nous sommes déçus", a déclaré à la presse le Premier ministre Jean Charest, selon lequel ces pourparlers étaient dans l'impasse.

"Bien que les discussions aient été (...) constructives, un fossé important sépare le gouvernement des associations d'étudiants", a-t-il ajouté.

Selon la ministre de l'Education Michelle Courchesne, ces dernières s'opposent à toute augmentation des frais de scolarité.

Quelque 155.000 étudiants québécois, soit plus du tiers des effectifs universitaires de la province francophone, sont en grève illimitée pour protester contre la hausse de 75% des frais de scolarité étalée sur sept ans, annoncée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Les grévistes, dont le mouvement est baptisé par certains le "printemps érable", craignent de devoir s'endetter et dénoncent plus généralement la politique d'austérité du gouvernement.

Le vote d'un projet de loi d'exception (loi 78) visant à restreindre les rassemblements n'a fait qu'accroître la colère, certains y voyant une atteinte ouverte à la démocratie et à la liberté de rassemblement.

Depuis lors, les manifestants ne se privent pas de défiler la nuit dans les rues de Montréal sans tenir compte de la loi, en tapant sur des casseroles.

Depuis le début des manifestations, des affrontements ont eu lieu à plusieurs reprises entre étudiants et policiers. Des bombes fumigènes placées dans le métro de Montréal ont bloqué partiellement le réseau pendant une matinée, et la police a arrêté la semaine dernière près de 700 personnes en une nuit à Montréal et dans la ville de Québec.

A quelques semaines du début de la saison touristique et alors que le Grand Prix de Formule 1 du Canada doit se tenir le 10 juin à Montréal, les responsables touristiques s'inquiètent de plus en plus des répercussions des images de violences diffusées sur les chaînes de télévision étrangères.

Randal Palmer et Leila Lemghalef, Jean-Philippe Lefief et Hélène Duvigneau pour le service français

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