Echec d'une reprise de Freescale, 500 licenciements en vue

le
0
ÉCHEC D'UN PROJET DE REPRISE DE FREESCALE À TOULOUSE
ÉCHEC D'UN PROJET DE REPRISE DE FREESCALE À TOULOUSE

TOULOUSE (Reuters) - Un projet de reprise du site Freescale de Toulouse, en instance de fermeture, a été écarté lundi, laissant dans l'impasse les 500 salariés du fabricant de semi-conducteurs, a annoncé le syndicat CGT.

Le groupe américain prévoit d'arrêter la production le 10 août prochain, ce qui devrait se traduire par la suppression de 500 emplois et de 500 postes d'intérimaires.

Un projet de reprise, qui prévoyait de conserver une partie des salariés pour développer des semi-conducteurs au nitrure de gallium, a toutefois fait l'objet d'un examen ces dernières semaines par les services d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

"Contrairement à nos attentes, le ministère du Redressement productif nous a annoncé que le projet de reprise était stoppé", a déclaré la CGT dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion à la préfecture de Toulouse.

"Le ministère de M. Montebourg déclare avoir travaillé mais que notamment un problème de calendrier empêche la poursuite du projet de reprise. D'après le ministère du Redressement productif, si le dossier avait été travaillé il y a un an et demi, sa réalisation aurait été possible", poursuit le syndicat, évoquant un "gâchis scandaleux".

Pour Eric Hirson, délégué CGT, "la situation est bloquée".

"Dans la situation actuelle, il n'y a plus de projet de reprise et 572 salariés devraient se voir notifier leur licenciement", a déclaré à Reuters le syndicaliste.

Personne n'était disponible dans l'immédiat auprès de la direction de Freescale à Toulouse pour un commentaire.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant