Ebola : «Nous manquons de moyens», admet un responsable des Nations Unies

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Ebola : «Nous manquons de moyens», admet un responsable des Nations Unies
Ebola : «Nous manquons de moyens», admet un responsable des Nations Unies

C'est un haut responsable des Nations Unies qui donne l'alarme : le monde perd du terrain contre le virus Ebola et ne parvient pas à freiner l'épidémie mortelle. «Ebola a une longueur d'avance sur nous», a déclaré Anthony Banbury, chef de la mission des Nations Unies chargée de coordonner la réponse d'urgence à Ebola (UNMEER), lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à l'épidémie.

L'épidémie d'Ebola «est loin devant nous, elle va plus vite que nous et elle est en train de gagner la course», a-t-il encore estimé, par vidéoconférence depuis Accra (Guinée), où la Mission a son quartier général. «Si Ebola gagne, nous, les peuples des Nations Unies, nous perdrons énormément», a-t-il affirmé. «Soit nous arrêtons Ebola maintenant, soit nous devrons affronter une situation sans précédent et pour laquelle nous n'avons pas de plan».

C'est une véritable course contre la montre à laquelle sont confrontés tous les pays, ceux du continent africain étant en première ligne. Car l'épidémie d'Ebola progresse inexorablement et pourrait infecter 5 000 à 10 000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l'Ouest, a annoncé mardi l'OMS. Le Conseil de sécurité de l'ONU a consacré une réunion à la propagation du virus, un nouveau bilan global faisant état de 4447 morts pour 8914 cas recensés.

Un besoin de 7000 lits dans les centres de traitement

Rappelant les dernières prévisions de l'OMS, Anthony Banbury a précisé quel chemin restait à faire : «Cela signifie que nous avons besoin de 7 000 lits dans les centres de traitement, mais à cette date selon nos prévisions, nous n'en aurons que 4 300 environ», et sans le personnel nécessaire pour les gérer. «Il y a beaucoup de mauvaises nouvelles sur Ebola, mais la bonne nouvelle est que nous savons comment l'arrêter», a-t-il toutefois ajouté. «Nous devons vaincre Ebola et nous devons le faire vite», a-t-il martelé, «chaque jour qui passe voit le ...

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