Ebola : le sacrifice des médecins et des infirmières

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Malgré les protections, le personnel médical peut parfois se laisser surprendre et être contaminé par Ebola.
Malgré les protections, le personnel médical peut parfois se laisser surprendre et être contaminé par Ebola.

Ils ne sont pas au front, mais c'est tout comme. Ils sont médecins ou infirmiers et livrent un combat contre Ebola. Une lutte qui relève, simplement, de leur métier, mais qui peut s'avérer mortelle. Ainsi, selon les services de santé sierra-léonais, 32 infirmières ont succombé au virus depuis la fin mai, soit près de 10 % des morts de la maladie dans le pays. Des morts que, comme tous les autres, on enterre à la va-vite, les effets personnels des malades devant être brûlés et les enterrements ne se déroulant souvent qu'en présence des fossoyeurs. "Les familles restent souvent à l'écart des enterrements pour Ebola, mais elles peuvent venir plus tard, parce que nous conservons une liste des gens inhumés et du lieu de sépulture", dit le directeur de l'équipe du ministère de la Santé.

Le 14 août, l'enterrement du docteur Modupeh Cole n'a pas fait exception et s'est déroulé sans fleurs ni couronnes. La levée du corps, dans le centre de MSF à Kailahun, n'a pas fait exception : ce fut non pas une cérémonie de souvenir ou d'adieu, mais une opération exécutée avec une précision chirurgicale. L'équipe de MSF, vêtue de combinaisons de protection, a désinfecté méticuleusement le sac mortuaire et le chariot sur lequel il devait être placé, avant de le déposer dans un cercueil préalablement désinfecté, sur un camion lui-même lavé à l'eau de Javel.

Effet de surprise

Le médecin, spécialiste renommé de l'hôpital Connaught de Freetown,...

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