Ebola-L'OMS fait état de 82 personnes surveillées au Mali

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GENEVE, 28 octobre (Reuters) - L'Organisation mondiale de la Santé surveille 82 personnes ayant été en contact avec la fillette de deux ans décédée vendredi au Mali en raison de la fièvre Ebola, même si aucun nouveau cas de la maladie n'a été recensé dans ce pays, a déclaré mardi un porte-parole de l'OMS. Trois représentants de l'OMS se trouvent déjà au Mali, où ils sont arrivés il y a une semaine pour évaluer la capacité des autorités locales à traiter d'éventuels cas d'Ebola, et cinq autres doivent les rejoindre, a dit Tarik Jasarevic. Le Mali est devenu le sixième pays d'Afrique de l'Ouest à signaler un cas de fièvre Ebola sur son territoire. Il s'agit d'une fillette de deux ans décédée quatre jours après son arrivée au Mali en provenance de Guinée, foyer initial de l'épidémie, qui a fait près de 5.000 morts depuis mars. Cette fillette a effectué avec sa grand-mère plusieurs centaines de kilomètres en autocar, avec notamment une étape à Bamako, avant d'être hospitalisée le 20 octobre à Kayes, dans l'ouest du Mali. D'après l'OMS, elle présentait déjà les symptômes de la maladie et était donc contagieuse lorsqu'elle a entrepris ce voyage. Les 82 personnes recensées par les autorités pour avoir été en contact avec la fillette, parmi lesquelles figurent 11 soignants, demeurent surveillées car la période d'incubation de la maladie peut s'élever à 21 jours. Quant à la grand-mère, elle "va bien jusqu'à présent", a dit Tarik Jasarevic. Selon des sources diplomatiques, le Mali est mal préparé à une éventuelle multiplication des cas d'Ebola sur son territoire, qui accueille une importante mission de stabilisation des Nations unies ainsi qu'un contingent militaire français en raison de la présence d'islamistes radicaux dans le nord. L'idée de créer un centre de traitement à Kayes est en cours d'examen, a dit Tarik Jasarevic, et 40 bénévoles ont été formés à la recherche des contacts des personnes contaminées, un élément jugé crucial pour endiguer la propagation de la maladie. (Stephanie Nebehay et Tom Miles; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • M7097610 le mardi 28 oct 2014 à 11:41

    nos militaires, non contents de nous couter une fortune, ils vont en plus nous rapporter l'ebola ! Supprimons l'armée comme le Costa Rica !