Ebola-Air France dément tout "forcing" sur son personnel

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PARIS, 29 août (Reuters) - Un syndicat d'Air France AIRF.PA a accusé vendredi la compagnie aérienne de ne pas respecter le droit de retrait de son personnel navigant, à l'heure où l'épidémie Ebola sévit en Afrique de l'Ouest et où les conflits font rage, une information aussitôt démentie par le groupe. "Négligeant les risques encourus par ses hôtesses et stewards ainsi que leurs familles et proches, Air France bafoue le code du travail en refusant de reconnaître un droit de retrait à son personnel navigant", écrit le SNPNC-FO dans un communiqué, brandissant la menace d'un dépôt de préavis de grève illimité. Dénonçant un "comportement scandaleux et hors-la-loi", le syndicat demande à Air France d'appliquer "les dispositions du code du travail relatives au droit de retrait" et de renoncer à menacer de sanctions ou de retraits de salaire "les hôtesses et stewards qui ne font qu'exercer leur droit le plus strict". Contacté par Reuters, un porte-parole du groupe a indiqué qu'en ce qui concernait les destinations touchées par le virus Ebola "il n'y a ni sanction, ni retrait de salaire, ni évidemment forcing pour y envoyer des personnels Air France." "Il y a eu des cas de personnel qui n'ont pas souhaité voler vers ces destinations et leur choix a été respecté par la compagnie", a-t-il assuré. Air France a annoncé mercredi la suspension provisoire de sa ligne entre Paris et Freetown, en Sierra Leone, à la suite de la recommandation en ce sens du gouvernement français, face à la progression de l'épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest. La compagnie a en revanche décidé de maintenir son programme de vols quotidiens vers la Guinée et le Nigeria. (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)


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