Ebola-$600 mls nécessaires pour enrayer l'épidémie, selon l'Onu

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WASHINGTON, 3 septembre (Reuters) - Le Dr David Nabarro, coordinateur des Nations unies pour la lutte contre la fièvre Ebola, a évalué mercredi à 600 millions de dollars au moins le coût du matériel nécessaire pour enrayer l'épidémie. Plus de 40% des cas recensés en Afrique de l'Ouest, où l'épidémie s'est déclarée en mars, l'ont été au cours des trois dernières semaines, a par ailleurs annoncé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce qui montre que les efforts déployés jusqu'ici n'empêchent pas la propagation de la maladie. Le taux de mortalité, qui est en moyenne de 51%, va de 41% en Sierra Leone à 66% en Guinée, toujours selon l'OMS. L'organisation parle de problèmes de prise en charge, de prévention et de contrôle, ainsi que de mesures sanitaires inadaptées. A Freetown, les moyens médicaux sont tellement insuffisants que les malades doivent être transférés dans les centres de soins de Kenema, eux-mêmes submergés. Outre la Sierra Leone et la Guinée, l'épidémie touche le Liberia et dans une moindre mesure le Nigeria, où 18 cas ont été dénombrés, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. Un premier cas également été signalé au Sénégal. La maladie a également été décelée en République démocratique du Congo, mais il s'agit d'une épidémie distincte, a précisé mercredi Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. Les Etats-Unis apportent une aide très précieuse à l'organisation, a-t-elle poursuivi, se félicitant également du soutien logistique et médical de la Chine, de l'Afrique du Sud, de la Suisse, du Royaume-Uni, de la France, du Koweït et du Canada. Ces efforts restent toutefois insuffisants. La plupart des nouveaux cas sont dus au fait que les malades restent en famille parce qu'ils n'ont nulle part où aller et refusent souvent de se signaler aux autorités sanitaires, a quant à lui regretté le Dr. Keiji Fukuda, directeur général adjoint de l'OMS. "Trouver des lieux pour soigner les malades est absolument essentiel pour maîtriser cette épidémie", a-t-il ajouté. (Sharon Begley, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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