Eau : les données coulent à flots

le , mis à jour à 10:41
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Eau : les données coulent à flots
Eau : les données coulent à flots

Le mur d'écrans fourmille d'informations, de graphiques et de cartes. Soudain, un appel vidéo retentit depuis l'usine de Neuilly-sur-Marne : « Nous avons une alerte à la pollution sur une rivière de notre secteur, alerte un technicien sur place. Je vais devoir arrêter la distribution d'eau pendant une heure. »

 

Face à l'écran, le responsable de coordination de la production consulte une multitude d'informations. « L'ordinateur me croise des données obtenues par des capteurs de la rivière, explique-t-il, avec d'autres déjà relevées sur des pollutions antérieures. Elles sont complétées par le rapport des pompiers. » Heureusement, dans cette salle des commandes aux airs de vaisseau spatial, on ne joue qu'un exercice de simulation.

 

Bienvenue au cœur du ServO, le centre d'hypervision du réseau d'eau en Ile-de-France, inauguré hier au 10 e étage d'une tour de Nanterre (Hauts-de-Seine). Développé par Veolia pour le Sedif (Syndicat des eaux d'Ile-de-France) depuis 2011, le ServO repose sur un logiciel ultrapuissant capable de gérer plus de 1,2 milliard de données. De quoi surveiller en temps réel 250 millions de mètres cubes d'eau potable, 8 426 km de canalisations et plusieurs usines. Mieux, il « écoute » littéralement le réseau grâce à un millier de capteurs acoustiques.

 

Économies, écologie

 

« C'est d'abord un puissant système d'information, explique Christelle Laloi, chef du projet ServO, susceptible de retranscrire une gigantesque somme de données sous forme de cartes, de courbes ou de tableaux, immédiatement exploitables par tous les métiers de l'eau. Depuis la source jusqu'au robinet. »

 

Des techniciens doivent intervenir sur des conduites ? Pas de problème, ils consultent le plan du réseau, modélisé en 3D. Et en cas d'incident, ServO ne se contente pas de donner l'alerte. Il propose des solutions. « En bout de chaîne, c'est le consommateur qui bénéficie de ...

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  • DADA40 il y a un mois

    Et si Daesh se mettait à empoisonner l'eau des rivières : on serait très mal. Surtout s'il s'attaque aux réservoirs proche des lieux de consommation.