East Capital distribue bons et mauvais points en Europe de l'Est

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(NEWSManagers.com) -

La croissance a fait son retour en Europe de l' Est, constate Marcus Svedberg, chef économiste d' East Capital, société de gestion suédoise spécialiste des marchés émergents (8,3 milliards de dollars d' encours). Ainsi, le FMI a relevé ses prévisions de croissance pour la région à 4,3 % en 2011 et 2012 contre 4,2 % en 2010. L' inflation, qui reste un motif d' inquiétude pour les investisseurs, devrait rester stable cette année et retomber à ses plus faibles niveaux historiques l' an prochain. Parallèlement, les déficits budgétaires devraient continuer à se réduire, la dette publique demeure stable et la dette totale diminue. Autre point positif : la demande intérieure devient un moteur de croissance de plus en plus important, notamment en Russie.

Les principaux risques pesant sur les perspectives économiques de la région viennent de l' extérieur. " Les marchés émergents sont otages des événements macroéconomiques mondiaux" , résume Marcus Svedberg, qui cite la crise de la dette dans la zone euro, les problèmes budgétaires des Etats-Unis et la fin de l' assouplissement quantitatif (QE2). Néanmoins, ces risques, bien que de taille, sont connus et attendus. Et il note, par ailleurs, que le mérite de la situation grecque est d' agir comme un épouvantail pour les pays d' Europe de l' Est, qui de fait feront tout pour éviter de se retrouver dans un tel cas.

Au sein de la région, la situation est nuancée en fonction des pays. Côté Russie, Marcus Svedberg estime que l' économie s' est redressée et se rapproche de son potentiel de l' ordre de 5 %. Si les finances publiques sont solides grâce aux prix élevés du pétrole, il émet quelques inquiétudes concernant le creusement rapide du déficit hors pétrole. Quant à l' inflation, elle est élevée mais devrait ralentir au second semestre à la faveur du retour à la normale des prix des biens alimentaires.

La Turquie, pour sa part, continue de surprendre avec une économie proche de la surchauffe. Elle est alimentée par une croissance des crédits bancaires de 35 % qui stimule la consommation mais creuse le déficit de la balance des opérations courantes. Marcus Svedberg s' inquiète également de l' inflation qui pourrait continuer à s' accélérer.

Sur les marchés, Marcus Svedberg juge donc la Russie attrayante et reste prudent sur la Turquie. Il note que l' Ukraine et les pays baltes ont été les marchés les plus solides en 2010 et ont continué à bien performer bien que dans une moindre mesure. La CEI est aussi attrayante en termes de valorisations même si la reprise économique est plus faible qu' ailleurs. Enfin en Europe centrale, il trouve des opportunités du côté de certaines entreprises et d' introductions en Bourse.

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