Earvin Ngapeth : "Je jouais, et Kurzawa était sur le banc"

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Earvin Ngapeth : "Je jouais, et Kurzawa était sur le banc"
Earvin Ngapeth : "Je jouais, et Kurzawa était sur le banc"

Figure de proue de l'équipe de France de volley qui a remporté la Ligue mondiale en juillet dernier, Earvin Ngapeth a pourtant fait trembler les filets avant de smasher par-dessus. Passion intacte, gestes techniques et anecdotes sur des joueurs à 25 millions, retour avec le meilleur volleyeur du monde sur ses années de jeune footballeur itinérant.

Avant Ngapeth le volleyeur, il y a eu Ngapeth le footballeur. Quel a été ton parcours ? Oui, j'ai fait sept ans de foot ! J'ai commencé en benjamins, dans un petit club à côté de Poitiers, dans lequel j'ai joué trois ans. Puis le summum de ma carrière footballistique, ça a été quand on a déménagé à Fréjus. Là-bas, j'ai joué pendant deux ans, dans la même équipe que Layvin Kurzawa ! Après, j'ai suivi mon père, qui est entraîneur de volley, et on est revenu à Poitiers, où j'ai continué le foot. Et un jour, lors d'un stage multi-sports, j'ai participé à un tournoi de volley, et un coach m'a repéré. Il m'a dit de venir. J'ai continué à faire du foot et du volley en même temps pendant encore deux années, jusqu'à mes 14 ans. Puis, je me suis consacré au volley.
Et donc tu as joué avec Kurzawa. Est-ce qu'à l'époque il était un cran au-dessus de toi, ou tu étais meilleur que lui ? Ha non, il jouait déjà bien ! On jouait devant tous les deux. Je vais même te raconter une anecdote. Un jour, on jouait un tournoi à Dignes, et on jouait contre un autre club, je sais plus, Lyon, je crois, et on perdait. Je jouais, et Layvin était sur le banc. À un moment, le coach m'a sorti et l'a fait entrer, et j'étais énervé, donc je me suis barré du match (rires) ! Mais Layvin avait marqué deux buts après...
Mais tu peux quand même dire que tu as mis Kurzawa sur le banc ! Oui, mais c'est parce qu'à cette époque, je faisais déjà deux têtes de plus ! Donc c'est moi qui jouais. Je m'en rendais pas compte quand j'étais petit, mais quand je revois les photos de notre équipe, je suis clairement le plus grand.
Et tu le recroises parfois ? Rarement, on s'était vu à Saint-Raphaël une fois. Je suis né là-bas, donc j'y vais de temps en temps, et lui y était pour un stage avec l'AS Monaco. On s'est croisés, mais après ça, on s'est un peu perdu de vue.
Et avec le recul, tu ne regrettes pas d'avoir choisi le volley, et pas le football ? Non, au volley, tout va beaucoup plus vite au niveau détection. Au football, je changeais de club tous les quatre matins, et comme je suivais mon père entraîneur, j'ai fini à Poitiers, qui est une ville de volley. Donc pour le foot,…




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