EADS : Gallois quitte un groupe pacifié

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PORTRAIT - Devant les 250 salariés du siège d'EADS, à Paris, le 5 janvier dernier, Louis Gallois a affirmé qu'il resterait le maître du jeu jusqu'au dernier jour de son mandat.

«Le fait que je parte, ce n'est pas votre problème.» Devant les quelque 250 salariés du siège d'EADS, à Paris, auxquels il présentait ses v½ux le 5 janvier dernier, Louis Gallois a affirmé qu'il resterait le maître du jeu jusqu'au dernier jour de son mandat, mi-2012. Cette fois encore, le PDG de la maison mère d'Airbus a fait le show pour les salariés qui l'ont ovationné. Car ce patron anti-bling-bling adore être sur le devant de la scène.

Un visage ascétique, l'humilité d'un moine et l'orgueil d'un grand seigneur de l'Église, Louis Gallois a su cultiver sa différence par rapport aux autres patrons du CAC 40. Il a accompli sa carrière en France et affiche son désintérêt pour l'argent. Il verse une part de sa rémunération à des associations.

Cet énarque diplômé de HEC, qui fêtera ses 68 ans le 26 janvier, a servi l'État pendant trente ans, sous des gouvernements de gauche et de droite. Directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre d

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