EADS-BAE: le poker menteur des États

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L'Allemagne a obtenu l'accord de Londres et de Paris pour entrer au capital. L'Angleterre a rappelé qu'elle s'oppose à ce que des États contrôlent le nouveau géant. Les deux groupes informent les marchés d'ici à mercredi.

Tom Enders, pré­sident exécutif d'EADS, et Ian King, son homologue du groupe britannique BAE Systems, entament des heures décisives pour l'avenir de leur projet de rapprochement. Le délai de vingt-huit jours accordé par la commission des prises de contrôle (The Takeover Panel) de la Bourse de Londres pour y renoncer ou le boucler, échoit mercredi 10 octobre à 17 heures.

«La dynamique des discussions se maintient. Des réunions ont lieu tous les jours sur l'ensemble des chantiers. La convergence reste bonne et cohérente avec l'échéance du 10 octobre qui est en point de mire pour toutes les parties», souligne-t-on de bonne source. Mais les deux groupes n'excluent pas de demander un délai aux autorités boursières britanniques car les négociations sont très complexes. Elles se passent à plusieurs niveaux: entre les entreprises et les États concernés (France, Allemagne, Grande-Bretagne) sur la question de la protection des intérêts stratégiques relevant de la déf

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