E-cigarettes : les nouveautés d'un secteur en plein essor

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Alors que se tient le premier salon international de la cigarette électronique à Bordeaux jusqu'à samedi, tour d'horizon des produits, accessoires et concepts insolites pour vapoter.

Pour la première fois, un salon international de la cigarette électronique a ouvert ses portes jeudi à Bordeaux. Réunis à Vapexpo, une soixantaine de fabricants d'e-liquides, vendeurs d'accessoires et designers sont venus des quatre coins du monde pour présenter leurs dernières nouveautés sur un marché en plein essor. Le nombre d'utilisateurs réguliers de cigarette électronique est estimé à environ deux millions en France et sa croissance est de l'ordre de 15 % par mois, selon les acteurs du secteur. Pour continuer son développement, la filière se renouvelle et innove pour conquérir de nouveaux vapoteurs. Le salon Vapotex leur permet de présenter leur dernier produits phares. Palmarès.

Créavap propose des pipes électroniques en bois fabriquées de manière artisanale en Gironde. «Avec ma compagne, nous fabriquons des produits sur mesure et parvenons à sortir 50 modèles par mois», explique Julien Cottron, cet artisan qui a lancé son entreprise en 2013.

Le modèle «Bent» fabriqué sur mesure par Créavap. Crédit photo: Créavap.
Le modèle «Bent» fabriqué sur mesure par Créavap. Crédit photo: Créavap.

Cet ancien dessinateur industriel reproduit également des modèles très connus, comme la pipe de Gandalf ou la fameuse Bent pipe. Selon les modèles, les prix varient entre 99 et 209 euros. Ce passionné de bois a eu l'idée de créer ces premières pipes après avoir arrêté de fumer. «Aujourd'hui, beaucoup de boutiques nous sollicitent, au point que nous n'arrivons pas toujours à honorer les commandes».

Dans un style plus épuré et moderne, l'entreprise Titanide expose sa cigarette électronique de luxe made in France, fabriquée dans le département de la Loire. A première vue, on dirait un stylo de grande marque. Le fabriquant utilise des matériaux haut de gamme: titane, laiton, plaqué or 24 carats. Au bout de la cigarette, on retrouve une pastille de nacre (l'abalone). L'entreprise propose également du sur mesure. «Nous pouvons réaliser un modèle unique usiné dans des métaux précieux», ou faire des gravures, prévient le fabriquant.

La cigarette électronique made in France composée de titane, laiton, plaqué or 24 carats et de nacre. Crédit photo: Titanide.
La cigarette électronique made in France composée de titane, laiton, plaqué or 24 carats et de nacre. Crédit photo: Titanide.

Côté e-liquides, les exposants présentent leurs dernières saveurs qui sont parfois le résultat d'un assemblage d'arômes. L'entreprise Alphaliquid, qui vend des flacons 100 % français, a sorti un nouveau liquide complexe qui marie noix de coco, épices et notes orientales. «On est au pays de la gastronomie, on essaie donc de proposer des mélanges plus subtils en jouant sur l'acidité, l'amertume et le sucré», explique Xavier Martzel, aromaticien. Pour se diversifier, d'autres misent davantage sur des produits de luxe. «On vient de lancer la collection Dandy de 10 e-liquides, qui rassemblent chacun 7à 8 saveurs différentes», déclare Franck Boubli, président de Liquideo qui s'est inspiré des publicités de parfums pour vendre sa nouvelle gamme.

Autre nouveauté sur ce salon: les distributeurs automatiques de e-liquides et d'accessoires, fabriqués par l'entreprise Bleutec System, localisée dans les Alpes-Maritimes. Baptisés «Smoke Corner» et composés d'un écran tactile, ils peuvent distribuer jusqu'à 6000 flacons standards.

Un distributeur automatique de e-liquides. Crédit photo: Bleutec System.
Un distributeur automatique de e-liquides. Crédit photo: Bleutec System.

Le paiement se fait par carte bancaire ou espèces. Afin de contrôler l'âge des acheteurs, une carte éditée par le gérant, est nécessaire. «On vise des buralistes, des vendeurs de cigarettes électroniques mais aussi des commerçants en tout genre», explique-t-on au siège de l'entreprise qui a commencé à installer ses machines en janvier 2014.

Le modèle «Innokin Cool Fire 2». Crédit photo: Bordo 2.
Le modèle «Innokin Cool Fire 2». Crédit photo: Bordo 2.

Sur les stands, on retrouve aussi des cigarettes électroniques aux designs insolites. Drip tip en forme de tête de mort ou de serpent pour ceux. Sur son site Internet, la société Bordo 2 propose également une cigarette électronique en forme de grenade américaine, baptisée «Innokin Cool Fire 2».

L'objectif de ce salon est de structurer cette filière en pleine croissance. Rien qu'en 2013, le marché de la cigarette électronique pesait au moins 100 millions d'euros. Chaque jour, de nouvelles boutiques ouvrent leurs portes, de nouveaux sites internet sont créés et de nouveaux métiers voient le jour. Le but est donc de professionnaliser le secteur en proposant des formations.

C'est le cas de ForVape, le premier centre de formation des métiers de la cigarette électronique et de la vapologie. Face à l'explosion de ce marché en forte croissance, des professionnels de la cigarette électronique se sont réunis pour «maintenir et développer les compétences techniques et commerciales des professionnels du secteur». Au programme, une formation longue destinée aux chefs d'entreprises et des formations courtes d'une journée dédiées aux vendeurs déjà en poste.

Absente du salon, la start-up Smokio, a inventé la première «vapotteuse» intelligente. Connectée à une application sur iPhone ou smartphone, cette cigarette électronique made in France lancée en janvier 2014 permet à son utilisateur de mesurer sa consommation en affichant le nombre de bouffées tirées et leur équivalence en nombre de cigarettes traditionnelles.

La cigarette intelligente Smokio, reliée au smartphone. Crédit photo: Smokio.
La cigarette intelligente Smokio, reliée au smartphone. Crédit photo: Smokio. Crédits photo :
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  • klein44 le lundi 17 mar 2014 à 10:35

    il serai preferable d arreter de fumer voire vapotter