Dysfonctionnemnts au Stade de France, à trois semaines de l'Euro

le
0
DYSFONCTIONNEMENTS AU STADE DE FRANCE, AVANT L'EURO
DYSFONCTIONNEMENTS AU STADE DE FRANCE, AVANT L'EURO

PARIS (Reuters) - Le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, a admis lundi qu'il y avait eu des dysfonctionnements dans la sécurité samedi soir lors d'un match au Stade de France, et qu'il fallait corriger le tir à trois semaines de l'Euro 2016.

La finale de la Coupe de France, remportée par le Paris Saint-Germain face à Marseille, a été émaillée d'incidents, des supporteurs de l'OM ayant lancé des pétards, fumigènes, cailloux et autres objets contondants, et même allumé des incendies.

Outre l'inefficacité des fouilles, il y a eu d'importants mouvements de foule pour forcer les barrages d'entrée, pour ce dernier match-test avant l'Euro. De nombreux supporters des deux équipes ont tourné autour du stade pour trouver leur accès au parvis, seuls quatre points de passage étant ouverts contre 26 avant les attentats de Paris en novembre.

Philippe Galli a dit vouloir s'expliquer avec la Fédération française de football (FFF), organisatrice de la finale, et l'UEFA, organisatrice de l'Euro.

"Quand le système est sous tension, il a cédé sur une certain nombre de points. Il va falloir y remédier", a-t-il dit sur Europe 1, soulignant que certains points faibles "ne sont pas acceptables".

Le préfet a reconnu que les forces de l'ordre ont été "débordées par la pression des supporters" en raison de la limitation des points d'accès au stade. Il a souligné qu'une partie des forces de l'ordre qui sont habituellement appelées en soutien aux contrôles et aux fouilles ont été "retenues samedi pour du maintien de l'ordre, notamment à la sortie du RER".

La signalisation de l'Euro n'était pas encore en place, ce qui explique que des spectateurs se soient perdus, a précisé Philippe Galli.

Il a également reconnu qu'il allait falloir "traiter" le problème des "fouilles qui ne sont pas faites systématiquement et qui ne sont pas faites de la même façon".

"On voit clairement sur les vidéos de surveillance qu'un certain nombre d'objets sont passés, une fois les fouilles effectuées, à travers les grillages", a-t-il expliqué. Il a cependant précisé que le bâchage d'une partie des grillages n'était pas encore terminé mais qu'il devrait l'être d'ici le 10 juin et le début de l'Euro.

Concernant les feux de papiers et de tissus, dont certains ont duré dix minutes, Philippe Galli a également minimisé, soulignant dans Le Parisien que "l'image était négative" mais qu'il n'y avait pas de risque de propagation. "Le stade n'est pas en bois", a-t-il dit, précisant qu'il allait vérifier pourquoi les stadiers avaient mis autant de temps à intervenir.

Le préfet a enfin insisté sur le fait qu'il n'y avait eu aucun problème lors des six précédents matches ayant permis de tester le système de sécurité.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant