"Dysfonctionnements" au Stade de France à trois sermaines de l'Euro

le , mis à jour à 17:03
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    * Des "dysfonctionnements" constatés à trois semaines de 
l'Euro 
    * Cazeneuve convoque la FFF et l'UEFA 
 
 (Actualisé avec l'union des entrprises de sécurité privée) 
    PARIS, 23 mai (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, 
Bernard Cazeneuve, a rappelé lundi les organisateurs de l'Euro 
2016 à leurs obligations après les "dysfonctionnements" en 
matière de sécurité constatés samedi soir lors d'un match au 
Stade de France. 
    La finale de la Coupe de France, remportée par le Paris 
Saint-Germain, a été émaillée d'incidents, des supporteurs 
marseillais ayant lancé des pétards, fumigènes, cailloux et 
autres objets contondants, et même allumé des incendies. 
   Outre l'inefficacité des fouilles, il y a eu d'importants 
mouvements de foule pour forcer les barrages d'entrée, pour ce  
match au cours duquel étaient testés les dispositifs prévus pour 
l'Euro 2016, sans que, pour Bernard Cazeneuve, cela ait valeur 
de test pour la compétition qui débute dans trois semaines.  
   De nombreux supporteurs des deux équipes ont tourné autour du 
stade pour trouver leur accès au parvis, seuls quatre points de 
passage étant ouverts contre 26 avant les attentats de Paris en 
novembre, alors que les matches précédents s'étaient déroulés 
sans encombre dans le même stade. 
    Bernard Cazeneuve a convoqué lundi les représentants de la 
Fédération française de football (FFF), organisatrice de la 
finale, et de l'Union des associations européennes de football 
(UEFA), organisatrice de l'euro. 
    "Au terme de cette réunion, à l'occasion de laquelle le 
ministre de l'Intérieur a rappelé chacun à ses obligations, il a 
été décidé de corriger sans tarder les dysfonctionnements 
constatés, afin de garantir la fluidité de l'entrée des 
supporters dans les enceintes sportives, de fiabiliser les 
contrôles de sécurité par les sociétés de sécurité privées et de 
sécuriser les sorties de match", annonce un communiqué. 
    Claude Tarlet, le président de l'Union des entreprises de 
sécurité privée, a estimé sur BFM TV qu'il s'agissait bien d'un 
test de la configuration "Euro" et qu'il avait été raté. 
    "Si ce dispositif est maintenu en l'état pour l'Euro 2016 il 
y aura de graves problèmes de sécurité", a-t-il dit en estimant 
que les palpations devaient se faire une fois les barrières 
franchies, et non à l'extérieur, comme samedi, et en regrettant 
l'absence de concertation avec les acteurs privés. 
         
     
    "SYSTÈME SOUS TENSION" 
    Philippe Galli, le préfet de Seine-Saint-Denis, a admis 
lundi qu'il fallait corriger le tir. 
    "Quand le système est sous tension, il a cédé sur une 
certain nombre de points. Il va falloir y remédier", a-t-il dit 
sur Europe 1, soulignant que certains points faibles "ne sont 
pas acceptables". 
    Le préfet a reconnu que les forces de l'ordre avaient été 
"débordées par la pression des supporters" en raison de la 
limitation des points d'accès au stade. 
    Il a souligné qu'une partie des forces de l'ordre qui sont 
habituellement appelées en soutien aux contrôles et aux fouilles 
ont été "retenues samedi pour du maintien de l'ordre, notamment 
à la sortie du RER". 
    La signalisation de l'Euro n'était pas encore en place, ce 
qui explique que des spectateurs se soient perdus, a précisé 
Philippe Galli. 
    Il a également reconnu qu'il allait falloir "traiter" le 
problème des "fouilles qui ne sont pas faites systématiquement 
et qui ne sont pas faites de la même façon". 
    "On voit clairement sur les vidéos de surveillance qu'un 
certain nombre d'objets sont passés une fois les fouilles 
effectuées, à travers les grillages", a-t-il expliqué. 
    Il a cependant précisé que le bâchage d'une partie des 
grillages n'était pas encore terminé mais qu'il devrait l'être 
d'ici le 10 juin prochain et le début de l'Euro. 
    Concernant les feux de papiers et de tissus, dont certains 
ont duré dix minutes, Philippe Galli a également minimisé, 
soulignant dans Le Parisien que "l'image était négative" mais 
qu'il n'y avait pas de risque de propagation. 
    "Le stade n'est pas en bois", a-t-il dit, précisant qu'il 
allait vérifier pourquoi les stadiers avaient mis autant de 
temps à intervenir. 
    Le préfet a également insisté sur le fait qu'il n'y avait eu 
aucun problème lors des six précédents matches ayant permis de 
tester le système de sécurité.   
 
 (Gérard Bon, avec John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 
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