Dusautoir : " Je mettrais une pièce sur la France "

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Dusautoir : " Je mettrais une pièce sur la France "
Dusautoir : " Je mettrais une pièce sur la France "

De retour à Cardiff huit ans après y avoir battu les Blacks, Thierry Dusautoir veut voir le XV de France confirmer sa progression face à l'Irlande ce dimanche. Le capitaine tricolore s'attend aussi à un duel de titans en troisième ligne.

Thierry Dusautoir, vous êtes de retour à Cardiff huit ans après l’exploit face à Nouvelle-Zélande...
C’est toujours un moment très particulier de revenir ici depuis cette date-là. Maintenant, huit années sont passées, beaucoup de matchs ont été joués ici depuis, avec les Bleus ou en Coupe d’Europe. De l’eau a coulé sous les ponts depuis 2007. Le contexte est différent aujourd’hui, ce n’est pas un quart de finale, ce n’est pas un match décisif, mais il reste important car on veut savoir qui va finir premier de notre poule tout simplement. Il y a un intérêt pour nous, dans notre progression, de se confronter aux Irlandais. J’espère jouer un bon rugby dimanche.

La performance laborieuse des Irlandais contre l’Italie la semaine dernière vous a-t-elle aidé ?
Je pense aussi que l’Italie reste une équipe sérieuse. Elle n’est jamais estimée à sa juste valeur, ils ont été très costauds dans le combat et ont posé des problèmes aux Irlandais. C’était un match serré comme on en voit souvent pendant le Tournoi. Les Irlandais n’ont pas moins bien joué mais sont tombés sur une belle équipe italienne.

« C’est la progression du XV de France qui m’intéresse »

Ils ne sont donc pas si « extraordinaires » que ça...
Je n’en sais rien, moi ce qui m’intéresse surtout ce sont nos performances à nous. Sur le dernier match, on a été meilleurs que sur les deux premiers, et j’espère que ce quatrième match sera encore meilleur. C’est la progression du XV de France qui m’intéresse.

Vous n’avez pas battu l’Irlande depuis quatre ans, est-ce un problème ?
Si je me souviens bien, il y a eu deux nuls et les deux défaites étaient concédées de peu. J’espère que dimanche, on inversera la tendance. Si j’avais à parier, je mettrais une petite pièce sur le France.

Paul O’Connell évoquait les craintes et les doutes qui surgissent avant des matchs comme celui-ci...
La pression monte, et forcément on essaye de se calmer un maximum pour être plus efficaces sur le terrain. C’est un travail qui se fait tout au long de la semaine, il y a la construction de notre match, la préparation, et le fait de rentrer dans une phase différente, on change d’état d’esprit mais ça, je pense que c’est quelque chose d’assez commun pour tous les joueurs de rugby à ce niveau-là.

« Je sens une équipe prête à relever le défi »

Vous allez avoir droit à un sacré duel avec la troisième ligne irlandaise...
Oui ça va être un sacré duel. Il y aura un équilibre à trouver entre défendre en l’air, défendre en bas. On verra en fonction de nos sensations sur l’instant et en fonction de la physionomie du match. Sean O’Brien est le plus percutant des trois, c’est un gros défenseur, il porte énormément le ballon. O’Mahoney est un joueur plus aérien, qui est très concerné par la touche et les renvois. Et Heaslip est un mélange des deux. C’est une équipe très équilibrée et qui a l’habitude de jouer ensemble depuis deux ou trois ans.

Philippe Saint-André disait vendredi que vous êtes affamés. C’est quelque chose que vous ressentez aussi ?
Je sens une équipe prête à relever un grand défi. Je ne saurais pas vraiment définir le sentiment qui nous anime mais on se prépare depuis dix jours. On a eu le temps de récupérer et de se concentrer. On est déjà qualifiés pour les quarts mais ce match est très intéressant à jouer.

En cas de victoire, vous éviterez aussi la Nouvelle-Zélande en quart de finale...
La dernière fois qu’on a joué l’Argentine on a perdu. Donc ce ne serait pas plus facile...

Propos recueillis par notre envoyé spécial au pays de Galles, Jean-François Paturaud

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