Dur dur d'être député socialiste : les militants de Meurthe-et-Moselle à la peine

le , mis à jour à 08:16
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Dur dur d'être député socialiste : les militants de Meurthe-et-Moselle à la peine
Dur dur d'être député socialiste : les militants de Meurthe-et-Moselle à la peine

« Bienvenue à la mine du Val de Fer. » Ce panneau, vestige de la gloire sidérurgique de Neuves-Maisons, qui accueille les militants socialistes à la Fête de la rose, ne manque pas de piquant en cette rentrée de cauchemar. Le patron du PS dans le département, Bertrand Masson, résume le cruel bilan des courses : « En 2012, la gauche avait tous les pouvoirs et, cinq ans après, on est en lambeaux. La rapidité de ce cycle est extrêmement violente. » En Meurthe-et-Moselle, les socialistes ont pourtant échappé au pire. Les principaux bastions municipaux et le département sont restés roses. Et les divisions ne minent pas la fédération. Mais la convivialité de cette fête de rentrée n'efface pas un sentiment « d'abattement général ». « Ce qui est dur, c'est de mobiliser les militants, d'arriver à les convaincre que ça vaut le coup de se battre », soupire Bertrand Masson. « Je pensais que la primaire allait permettre de réengager une dynamique. Mais, pour l'instant, je ne la sens pas. »

 

Entre deux visites du site minier réhabilité, on ressasse « la montée du Front national en terre ouvrière » devant des merguez-frites. « C'est inexplicable ! » se désole Laurent. Avec Alain, son copain de section, ils sont, comme toutes les petites mains socialistes, en première ligne face aux mécontents, qui leur parlent des impôts, de la bataille perdue face au chômage... « Même s'il y a du positif dans le quinquennat, ce sera difficilement audible. On aura beau dire qu'on a redressé les comptes de la Sécu, qu'on a embauché 60 000 profs, ça ne touche pas le quotidien des gens », soupire Alain. Un historique de la fédération, qui revendique faire partie « des 1 % de personnes très satisfaites de François Hollande », veut y croire : « Quand les gens vont nous comparer à nos adversaires... » mise-t-il. Alain, aussi, jure qu'il ne lâchera rien. « On mènera le combat. Puis les électeurs voteront en ...

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