Dur dur d'être député socialiste : 24 heures dans la vie d'un élu

le , mis à jour à 08:06
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Dur dur d'être député socialiste : 24 heures dans la vie d'un élu
Dur dur d'être député socialiste : 24 heures dans la vie d'un élu

« Il y a un dialogue d'Audiard qui dit : Que pensez-vous de la situation ? Elle ne peut que s'améliorer ! » Parole de député PS, à l'évocation de cette rentrée préélectorale. Critiques contre la politique du gouvernement, exaspération face aux divisions... Dans leurs fiefs, les élus de la majorité bravent le mécontentement populaire. Qui se décline, parfois, à coups de masse sur les vitrines des permanences.

 

« Des collègues reviennent de leurs circonscriptions avec le moral dans les chaussettes », raconte l'un d'eux. Pire encore que les remontrances, il y a ce qu'une députée appelle « le silence assourdissant ». « On a fait des choses, mais les gens ne veulent plus nous écouter. Quand j'essaie de parler, j'entends : Ne perdez pas votre temps... Ça fait mal. Je préférerais qu'on m'engueule ! » Un autre déplore le « gouffre entre le travail qui a été fait et l'image que l'on en a ». « Le bilan législatif est complètement dévalué et ses contempteurs se trouvent dans notre propre camp ! » rouspète un collègue de l'hémicycle. « On ne gagnera pas sur notre bilan, sur la liste des lois que nous avons passées ou sur des chiffres en progrès, quels qu'ils soient. On gagnera parce que l'on suscitera ou non une espérance », balaie Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, confronté sur le terrain à la déception des électeurs et au « péril de l'extrême droite ».

 

Inquiétudes dans les rangs

 

L'annonce par Bruno Le Roux, il y a quinze jours, qu'un bon quart des sortants -- 70 élus environ -- ne se représenteraient pas, a laissé une drôle d'impression. « On a une génération de parlementaires, celle des années 1980, qui passe la main », tempère le Monsieur Elections du PS, Christophe Borgel, qui invoque aussi l'application du non-cumul des mandats, de la parité et du renouvellement. « Dans les circonscriptions où l'on a des sortants, on n'a pas de mal à ...

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