Dupuy : « Le club est au bord du précipice »

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Le Stade Français peut assurer son maintien face à Oyonnax ce samedi (15h00). Julien Dupuy a parfaitement conscience de la situation compliquée que connaît le club champion de France. Il faudra aux Parisiens être courageux pour venir à bout de cette de l'USO.

Julien Dupuy, comment vivez-vous la situation du Stade Français ? Nous la vivons mal, forcément. Nous vivons une saison compliquée, nous le savons. Pour l’instant, le plus important est de rester en Top 14, nous feront les comptes à la fin. C’est une situation pas terrible. On va s’attacher à essayer de gagner le match ce week-end. Puis, par la suite, nous trouverons les solutions pour ne pas revivre ce genre de chose la saison prochaine. C’est la survie du club qui se joue, la survie d’un groupe aussi. Mais nous ne devons pas penser comme ça car, sinon, nous allons nous stresser pour rien. C’est un match de rugby. Nous recevons une belle équipe d’Oyonnax. Il faut gagner. Le groupe est-il au bord de la rupture ? Je ne sais pas. J’ai un avis personnel. Si on a un groupe au bord de la rupture, il vaut mieux qu’on ne joue pas ce week-end. Vous sentez-vous réellement menacés par la relégation ? Nous le sentons car nous faisons un match assez moyen face à Bordeaux-Bègles avec une première mi-temps catastrophique et une deuxième plus correcte. Eux, ils font un bon match contre La Rochelle donc ils prennent des points et sont en confiance. De notre côté, cela fait trois mois que nous n’avons pas gagné un match donc, forcément, il y a un gros risque pour nous. Surtout, nous voulons assurer le maintien ce week-end face à un concurrent direct. C’est le risque en fait. Maintenant, il ne faut pas qu’on se stresse. Il faut jouer notre rugby et notre jeu. Nous ne sommes pas une équipe qui sait jouer petit bras. Il va falloir jouer et bien faire les choses pour être content à la fin du match. Le groupe a-t-il conscience de ce danger ? J’ai l’impression. Je trouve que nous nous entraînons plutôt bien et que tout le monde a conscience des problèmes que l’on a et que le club est au bord du précipice. Ce n’est pas aujourd’hui ou demain que nous allons faire le match mais samedi. Pour l’instant, je nous trouve assez serein. J’espère que la pression va monter petit à petit.

Dupuy : « C’est un match capital »

Comment en êtes-vous arrivé là ? Nous allons attendre la fin du match et celle de la saison. Je pense qu’il y a des dirigeants compétents, le staff l’est aussi. C’est eux qui se poseront les bonnes questions et voir ce qui a bien marché ou non. C’est quelque chose qu'il faut faire mais il faut d’abord que les dirigeants et les entraîneurs fassent un bilan qu’ils vont nous rapporter. Nous derrière (les joueurs, ndlr), on fera notre introspection pour savoir ce qui a été, ce qui n’a pas été et ce qu’il faudra changer. Ce n’est pas le moment d’en parler. Que redoutez-vous le plus chez Oyonnax ? Ce qu’ils ont réussi à faire face à La Rochelle. C’est-à-dire leur capacité à avancer, à ralentir les ballons. Pleins de choses qu’ils savent faire depuis le début de la saison. Nous savons très bien que si nous les regardons jouer, malgré leur classement, c’est une équipe qui sait jouer au rugby. Nous savons ce qu'il faut faire pour gagner ce match. C’est sûr que si sur ce match-là, nous ne mettons pas les ingrédients qu’il faut, il ne faut pas espérer rester en Top 14. Je ne sais pas si c’est inquiétant mais au moins ils vont nous donner le ton du match, ça s’est sûr. Avez-vous l’impression que la semaine est différente avant ce match important ? C’est sûr que c’est un match capital. L’année dernière, nous en avons vécu mais dans différentes circonstances. Là, c’est un match capital pour que le club reste en Top 14. Je ne sais pas si cette semaine est différente. Elle s’aborde différemment, c’est certain. Je sens que les gars sont plus concentrés et plus à l’écoute sur ce que peuvent dire les entraîneurs ou les membres du staff. Mais cela ne veut rien dire. Nous faisons de très bonnes semaines parfois et nous en prenons quarante le week-end. Les autres fois, les semaines d’entraînements se passent mal et on fait des gros matchs. C’est samedi où il faudra être bon avec un gros état d’esprit et du courage. Le reste, on verra après.
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