Dupraz : « Si j'avais les moyens, j'achèterais les places... »

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Dans le style qui est le sien depuis qu’il a remplacé Dominique Arribagé sur le banc toulousain, Pascal Dupraz a fait le show ce jeudi en conférence de presse. Samedi contre Troyes, le coach du TFC espère voir ses attaquants retrouver leur efficacité, mais compte surtout sur un soutien populaire sans faille. Quitte à employer les grands moyens…

Pascal Dupraz, avez-vous des regrets après le match nul à Saint-Etienne ? J'ai vu une équipe toulousaine qui a littéralement mangé son adversaire, en appliquant à la lettre les consignes. Une équipe qui récupérait très haut les ballons, avec une justesse technique incroyable. A la mi-temps de la rencontre, mes joueurs s'attendaient à ce que je les sermonne. Mais loin de moi cette pensée ! J'ai préféré leur dire que leur première période avait été parfaite. Il fallait seulement finir par battre Stéphane Ruffier, en reproduisant 45 nouvelles minutes avec la même application. Malheureusement, au retour des vestiaires, nous avons dû faire face à notre traditionnel coup de mou. Les Stéphanois se sont réveillés aussi un peu, quand même… Ce manque d’efficacité vous a coûté deux points à Saint-Etienne… Nous avons manqué d'efficacité, c'est un fait. Mes attaquants ont contribué au retour du débat autour de Stéphane Ruffier en équipe de France pour l’Euro. Le match est passé, nous ne pouvons désormais rien y changer. Je dispose de deux attaquants de top qualité qui marquent neuf fois sur dix. Il se trouve que ce match à Saint-Etienne était le match sans. Nous avons manqué de chance, mais c'est bon signe, cela veut dire que Wissam (Ben Yedder) et Martin (Braithwaite) vont retrouver le chemin des filets dès samedi face à Troyes.

« Il y a deux solutions : soit les gens font l’amour, soit ils vont au stade »

Ce match contre Troyes sera le dernier à domicile. Qu’attendez-vous du public ? J'espère toujours voir plus de 30 000 Toulousains dans les tribunes pour supporter leur équipe. Il paraît qu'il reste encore des places, les gens n'ont pas d'excuse pour manquer cette rencontre. Arrêtons d’évoquer le fait qu’il y a un pont de quatre jours ! Tout le monde ne part pas en vacances. Il faut venir en famille. Les femmes doivent dire à leurs maris : "Allez viens, on y va !" Si j’avais les moyens, j’achèterais les places et je les offrirais aux gens. Il faut qu’il y ait du monde, que ce soit la fête. Il se passera peut-être des minutes durant lesquelles on va douter. Mais si le public encourage nos joueurs, ils vont repartir et l’équipe adverse va céder. Quand vous êtes 12 à jouer pendant 94 minutes, à un moment donné, ça craque. Pour reprendre votre boutade d’il y a quelques semaines, il faudrait qu’il y ait une panne de courant à Toulouse ! Si on était dans mon village de 5 000 habitants où je connais tout le monde, ce serait plus facile. Je dirais au mec préposé à l’EDF de couper le courant. Comme ça, il y a deux solutions : soit les gens font l’amour, soit ils vont au stade. S’ils pouvaient couper le courant aux quelques centaines de milliers de personnes… S’il y a une coupure de courant, il faut venir au stade. Il y a bien un mec de l’EDF qui m’écoute…
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